Instantanés épars d'actualité expérimentale
Là-bas si j’y suis est une émission de radio produite et animée par Daniel Mermet et diffusée sur France Inter du lundi au vendredi entre 17h00 et 18h00. Cette émission a obtenu le prix Ondas 1992, le prix Scam 993 et le prix du Conseil français de l'audiovisuel 1998.
Elle est principalement constituée de reportages qui tentent d'apporter un certain recul par rapport à l'actualité, tant locale qu'internationale. Figure importante de l'altermondialisme, elle aborde des sujets sociaux et enquête sur le néo-libéralisme et ce qu'elle estime être ses différents effets de dégradations en France et dans le monde, généralement pour en montrer les aspects négatifs sous l'angle de victimes et/ou d'exclus. L'émission donne la parole aux auditeurs en début d'émission par le « répondeur ».
Elle existe depuis 1989. Elle a failli disparaître en 2005, mais la mobilisation de ses auditeurs a permis d'en maintenir la diffusion.
Pour la rentrée 2006, le nouveau PDG de France Inter Frédéric Schlesinger a décidé d'avancer la tranche horaire de l'émission de 17h à 15h à la rentrée 2006, privant l'émission d'une partie importante de son audience (50% selon Daniel Mermet). La raison invoquée est la création prochaine d'un grand journal à 18h qui chevaucherait l'émission.
Les auditeurs s'organisent pour soutenir l'émission et une pétition en ligne est lancée le 16 juin 2006. Le 30 juin, le cap des 180 000 signatures est dépassé.
Je vous recommande d'ajouter la votre.
Voici un extrait de l'émission du 22 mai 2006, que je trouve particulièrement juste, sur le thème "Comment se fait-il que nous pensons ce que nous pensons ?" :
Voici comment Daniel Mermet lui-même présente son émission :
" C’est pourquoi « Là-bas si j’y suis », en faisant un pas de côté, essaie de voir et de dire autrement
le vaste monde
le coin de la rue
autrement vu
autrement dit
depuis septembre 1989, un regard critique, poétique, politique
parce que le silence des pantoufles est plus inquiétant que le bruit des bottes
et parce que, disait Desproges, l’ennemi est très con, il croit que l’ennemi c’est nous alors que c’est pas vrai puisque justement c’est lui"