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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 14:28

Source : Le quotidien Libération (mardi 1 avril 2008)

OGM: «Les députés ruraux sont soumis à de fortes pressions»

Eliane Patriarca  


Le député UMP de la Moselle appelle ses collègues à refuser le projet de loi sur les OGM, dont l'examen débute aujourd'hui et qui, selon lui, a été amendé au Sénat pour aboutir à une "mise en culture rapide et massive des OGM en France".
 

Les députés commencent cet après-midi l'examen du projet de loi sur les OGM. Un texte rédigé dans la foulée du Grenelle de l'Environnement, puis amendé et adopté par les sénateurs le 8 février, et qui est aujourd'hui très controversé. Hier, le député UMP de la Moselle, François Grosdidier, a invité l'Assemblée nationale à un texte «manifestement amendé sous l'influence de groupes voulant une mise en culture rapide et massive des OGM en France». Dans une lettre ouverte à ses collègues, il insiste sur «les doutes scientifiques et les enjeux éthiques» qui entourent les OGM et revendique la «liberté de vote». Entretien.

 

Dans votre courrier, vous évoquez « l'activisme forcené de la FNSEA », le principal syndicat agricole et du lobby pro-OGM pour détricoter le projet de loi. Pouvez vous donner des exemples?

 

Il s'agit notamment de démarches individuelles faites auprès des députés ruraux, qui constituent la majorité des députés de la majorité, par les branches départementales de la FNSEA avec plus ou moins, disons, de véhémence. Certains de mes collègues, dont je tairai le nom, se sont entendus dire que leur permanence risquait d'être mise à sac. Le lobby semencier a remarquablement utilisé la base de la FNSEA pour ce travail; puis il a agi via la commission des Affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée.

 

Comment réagissent les députés?

 

Mes collègues sont grandement intoxiqués. D'un côté, on leur affirme que les opposants au texte rejettent la recherche, les OGM-médicaments ou résistant aux conditiosn extrêmes. C'est totalement faux, bien sûr. Je pourrais même être favorable aux OGM dans l'alimentation animale si on arrivait à prouver leur innocuité ou le caractère réversible de leur utilisation. Or ce n'est pas le cas, comme on l'a vu avec le maïs Mon810.

En outre, Bernard Acoyer, président de l'Assemblée nationale, ou Patrick Ollier, qui dirige la Commission des affaires économiques de l'Assemblée, assurent les députés que le projet de loi actuel respecte les principes de la directive européenne sur les OGM, principes exposés lors du Grenelle de l'Environnement puis repris par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo. Or ces principes sont totalement battus en brèche par le texte amendé par les sénateurs qui n'a pour seul objectif qu'une mise en culture rapide et massive de céréales OGM en France, en s'exonérant du principe de précaution.

 

Exemples de modifications qui trahissent selon vous le projet de loi initial?

 

La Haute autorité, qui devait étre chargée de l'évaluation des OGM, est devenu un Haut conseil totalement verrouillé par le Sénat et dont l'indépendance des membres n'est plus assurée.Donc nous n'aurons pas la garantie d'une expertise scientifique indépendante.

Autre problème: le texte réduit le principe de responsabilité. Celle de l'agriculteur est limitée à l'impact éventuel sur la récolte du champ voisin alors que les scientifiques s'accordent à dire que la dissémination d'un OGM va bien au-delà de la dizaine de mètres.

Le texte ne prévoit aucune responsabilité globale de la filière. En cas de catastrophe sanitaire ou environnementale, ce sera donc à l'agriculteur esseulé de rembourser et comme il ne le pourra pas, les fonds publics seront mis à contribution. Les semenciers auront ainsi réussi à privatiser les avantages des OGM et à faire reposer leurs risques sur la collectivité ! Comme libéral, je ne peux accepter cela ! Enfin le texte ne garantit plus la liberté de cultiver ou de manger sans OGM puisq'il n'offre plus de protection contre les contamination de parcelles bio ou traditionnelles.

 

Comment expliquer ce revirement alors que le gouvernment s'était clairement engagé avec notamment les déclarations de Sarkozy à la fin du Grenelle évoquant les «doutes sur l'intérêt des OGM pesticides » ou le « contrôle de la dissémination " ?

 

Le gouvernement a été totalement battu en brèche au Sénat ! D'ailleurs le sénateur Legrand, qui présidait la Haute autorité provisoire sur les OGM, et était le plus proche des positions de Jean-Louis Borloo et de Nathalie Kosciusko-Morizet, a fini par baisser les bras et démissionner.

Au Sénat, c'est le lobby OGM qui a fait la loi et aujourd'hui à l'Assemblée, Patrick Ollier prend le relais. Le texte échappe complètement au gouvernement.

 

Vous êtes de droite, député UMP. Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre ainsi position?

 

J'ai commencé à m'intéresser avec plutôt un a-priori favorable à ces biotechnologies, à la recherche en général.

Géographiquement, en Moselle, je suis proche du botaniste messin Jean-Marie Pelt, avec qui j'ai beaucoup discuté. Je n'ai absolument rien qui me rapproche de altermondialistes mais j'ai essayé, en honnête homme, de faire mon travail, de m'informer et de comprendre.

Et puis vous savez, j'ai été confronté, dans ma circonscription, au problème de l'amiante. J'ai des administrés qui en sont morts ou qui en souffrent. Je me suis beaucoup intéressé aux missions d'enquêtes parlementaires sur ce dossier. Et j'ai été effaré de voir que l'on connaissait les risques depuis des décennies. Je suis affolé de voir que de telles catastrophes sanitaires ne servent pas de leçon, que les lobbies peuvent encore mettre en oeuvre les mêmes techniques. C'est scandaleux et ça se répéte.

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 10:28

Source : Les Echos, 20/08/07

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

PAUL MOLGA
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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 21:37
 
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11 juin 2006 7 11 /06 /juin /2006 21:24


A lire jusqu'au bout....

ça fait froid dans le dos.


PARIS (AFP) - Les estivants sont invités à se mobiliser cet été contre les déchets qui transforment bains de mer en plongeons dans les sacs de plastique et bains de soleil en inhalations de mégots, dans une campagne lancée dimanche par le ministère de l'Ecologie.

La campagne "Ports et littorals propres" rappelle que la pollution du milieu marin provient en bonne partie des déchets déposés par les particuliers, en mer mais aussi depuis la terre ferme, via les rivières ou les égoûts. Le ministère va distribuer, en anglais et en français, 10.000 affiches sur les côtes françaises rappelant que "certaines traces ne s'effacent pas".

Lors de son expédition à Clipperton en 2005, l'explorateur Jean-Louis Etienne avait été saisi par la quantité de bouteilles plastique, baskets éventrées, filets de pêche et même téléviseurs échoués sur cet îlot au coeur du Pacifique: à 1.200 km des côtes les plus proches, ses équipes avaient collecté plus de 30 t de déchets, déposés en couronne autour de l'îlot de 7 km2.

Les 4 tonnes de déchets ramassées par 140 bénévoles sur les plages de Plouvenon (Côtes d'Armor) en mars dernier ou les 16.600 m3 collectés sur le littoral aquitain chaque année sont autant de signaux d'alarme, comme les 89 tonnes récupérées en mer au cours de l'année 2004, grâce à l'implication des pêcheurs.

Outre les désagréments qu'elle occasionne aux vacanciers, la présence de mégots, d'emballages ou de canettes sur les plages oblige à les nettoyer en passant des cribleuses mécaniques sur les grèves: ce raclage, note le ministère, en plus de retirer du sable à chaque passage, ramasse également tous les débris naturels que sont les algues ou les bois flottés, nécessaires au bon fonctionnement du milieu naturel marin.

En mer, le vagabondage des macrodéchets (visibles à l'oeil nu) produit un effet désastreux sur la faune et la flore, relève Isabelle Poitou, initiatrice de l'Observatoire des déchets en milieux aquatiques (Odema), associé notamment avec les surfers de la Surfrider Foundation en Europe et les plongeurs de la fédération française pour recenser les déchets.

Les plastiques, qui représentent 60 à 95% des déchets selon les sites, tuent poissons, tortues, oiseaux et mammifères, par enchevêtrement ou par ingestion: "De plus en plus, on retrouve simplement un squelette avec un sac plastique dedans", note Mme Poitou. "En outre, on ignore encore quel est l'impact réel de la dissolution des particules de plastique sur la fertilité des espèces ou sur les micro-organismes", explique-t-elle.


Une étude de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) a permis d'estimer les quantités considérables de déchets gisant au fond des mers: 150 M d'objets pour la Mer du nord, 50 M pour le Golfe de Gascogne, 300 M dans le bassin méditerranéen et 40 M en Adriatique... Même à 2.500 m de fond sous la banquise arctique, on compte encore 60 déchets au km2."

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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 17:40
A voir absolument

"Douze minutes. C'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant".

Un genre nouveau en floraison ?


Ile aux fleurs
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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 13:06
Par Marie-Noëlle VALLES

MADRID (AFP) - Trop de sushi tuera le sushi: selon les écologistes de Greenpeace et WWF, les stocks de thon rouge en Méditerranée s'épuisent à une vitesse alarmante en raison d'une surexploitation due à l'énorme demande du marché japonais.

"Le Japon absorbe entre 90 et 95% des captures de thon rouge et celui de Méditerranée est tout particulièrement apprécié", explique José Luis Garcia, responsable du secteur Mer à l'ONG écologiste WWF. Le prix d'un bel exemplaire de thon rouge peut dépasser les 50.000 euros au Japon.

"En ouvrant de nouveaux marchés, on a poussé encore plus l'exploitation", ajoute-t-il en référence à la vogue internationale du sushi.

Les écologistes veulent alerter l'opinion avant une réunion en Croatie de la Commission internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT, selon son sigle anglais) qui réévaluera pour la première fois depuis 2002 les quotas de capture annuelle fixés à 32.000 tonnes de thon pour la région "Atlantique oriental". Avant la Croatie en novembre, les scientifiques de l'ICCAT vont se retrouver du 12 au 18 juin à Madrid pour mettre au point leurs recommandations. C'est là que Greenpeace et le WWF veulent se faire entendre.

"En 2002, les scientifiques recommandaient 22.000 tonnes, mais l'ICCAT a décidé de donner 10.000 tonnes de plus" dit Garcia. Or ces quotas, déjà surdimensionnés, ont été allègrement violés, selon les écologistes, qui affirment que les captures ont atteint 40 à 50.000 tonnes en 2005. "Cette fois, nous voulons voir les quotas baisser énormément, à la mesure de la crise" dit Garcia.

Les écologistes désignent les pêcheurs comme responsables de la surexploitation. Mais pas n'importe lesquels: les pêcheurs industriels dont les flottilles guidées par satellite et avions encerclent les bancs de thon qui se forment à l'époque de la reproduction, en capturent des milliers d'un coup et les emmènent dans des fermes aquicoles pour les engraisser. Ces centres, alimentés par d'importantes subventions de l'Union européenne, n'ont de fermes que le nom, car ils ne pratiquent aucunement l'aquaculture: le thon rouge est en effet incapable de se reproduire en captivité."
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22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 02:23
    Source : Notre Planète Info

"En France en 2000, l'habitat (logements et bureaux) représente 46% de la consommation énergétique française ! (Environnement Magazine, décembre 2002).


L'EAU
  • Eviter de faire couler l'eau inutilement
  • Par exemple, fermer le robinet pendant les trois minutes où l'on se lave les dents peut économiser jusqu'à 18 litres d'eau !
  • Opter pour des systèmes de chasse d'eau à deux débits
  • Et si vous n'en avez pas, il vous suffit de placer une bouteille d’eau pleine de sable dans le réservoir de la chasse d’eau de vos toilettes, moins d'eau sera ainsi gaspillée. Une chasse d'eau classique consomme entre 6 et 12 l d'eau, une double commande 3 et 6 litres...

  • Vérifier qu'aucun robinet ne fuit
  • Un écoulement goutte à goutte peut faire dépenser plus de 4 000 litres d'eau par an. Faites donc réparer les robinets et chasses d'eau qui fuient : de 10 litres par jour pour un robinet à 500 litres par jour dans le cas d'un simple filet d'eau dans la cuvette des WC !

  • Prendre des douches
  • Les douches sont plus toniques et hygiéniques que les bains et consomment de 20 à 80 litres d'eau contre près de 200 pour le bain.
  •  
  • Equiper vos robinets de réducteurs de débits
  • Mitigeurs et aérateurs limitent significativement votre consommation d'eau.

LES DECHETS

En 40 ans, les quantités de ces déchets ont été multipliées par deux pour atteindre une moyenne de 360 kg par an et par personne !
  • Ne pas jeter dans l'égout ni les toilettes
    - les médicaments périmés. Les pharmaciens reprennent les anciens médicaments.
    - les huiles de vidange ou les fonds de peinture réservés aux déchetteries. 1 litre d'huile recouvre jusqu'à 1000 m2 d'étendue d'eau !


  • Refuser la publicité dans la boîte aux lettres
    Nous recevons en moyenne 40 kg de prospectus et publicités non sollicitées par an. Une quantité non négligeable qui entraîne, pour une ville de 100 000 habitants une dépense de 250 000 € par an pour les traiter une fois à la poubelle (ADEME, 11/2005).
    Un moyen simple et efficace de ne plus recevoir de publicité dans sa boîte aux lettres et d'y apposer un papillon « Merci d’épargner ma boîte aux lettres !» qui est une initiative du ministère de l’Écologie et du Développement durable encouragée par
    notre-planete.info. Nous vous proposons de récupérer le fichier image à imprimer puis à coller sur votre boîte.
    Le résultat est sans appel.


  • Lorsque l'on reçoit de la publicité
    Avec nos factures - via le courrier postal - pourquoi ne pas la renvoyer avec notre paiement ?
    N'hésiter pas à téléphoner aux organismes qui vous envoient de la publicité pour qu'ils vous retirent de leur base de données de mailing.


  • N'oubliez pas de trier vos déchets !

L'ELECTRICITE
  • Veiller à éteindre les lumières inutiles
    En effet, l'éclairage représente en moyenne 10 % de la facture d'électricité d'un ménage français (CEREN, 2003)

  • Eteindre les appareils électriques qui restent en veille
    De plus en plus d'appareils se mettent en veille plutôt que de s'éteindre comme avant. Or, la veille ne sert à rien, si ce n'est à éclairer nos intérieurs la nuit. Vous pouvez tout à fait débrancher TV, radio, magnétoscope, chaine HI-FI, ordinateurs... (par contre, vous pouvez perdre la mise à l'heure de vos horloges intégrées). Ce petit geste vous permettra d'économiser environ 7% du montant de votre consommation électrique (CEREN, 2003).

  • Préférer les ampoules à basse consommation d'énergie
    Il existe des ampoules qui éclairent autant qu'une 60 W pour une puissance de 11 W avec une durée de vie multipliée par 6. Vous ferez ainsi jusqu'à 80% d'économies...

  • Opter pour les ampoules à fluorescence
    Ces ampoules consomment 5 fois moins et durent 10 fois plus longtemps que les ampoules classiques. Attention : n'utilisez pas ce type d'ampoules sur des variateurs de courant.

  • Eviter les lampes halogènes
    Elles sont trop gourmandes en énergie (de 25 à 50 fois plus que les lampes basse consommation).

  • N'abuser pas des abats jours
    Leur couleur sombre peut absorber 50 à 80 % de la lumière, obligeant à multiplier les sources lumineuses.

  • Consommation moyenne des appareils électroménagers
    Voici quelques chiffres sur le coût moyen d'un appareil électrique hors abonnement avec le tarif de base :

  • Cuisson 60 euros
    Sèche-linge catégorie C 50 euros
    Réfrigérateur-congélateur catégorie A 33 euros
    Lave-vaiselle catégorie A 25 euros
    lave-linge catégorie A 19 euros
    Téléviseur 17 euros
    Ordinateur 13 euros
    Chaîne hi-fi 6 euros
    Aspirateur 2,3 euros
    Fer à repasser 4,3 euros
    Source : SIPPEREC, chiffres 2003


LE CHAUFFAGE ET L'EAU CHAUDE
  • Garder une température ambiante inférieure à 19°C
    Chaque degré en dessous de cette limite permet une économie de chauffage de 7%. Or, le chauffage, si il est d'origine électrique représente 50% de la consommation du foyer.

  • Opter pour une régulation automatique par thermostat
    Ce système peut faire diminuer de 25% la consommation de la chaudière.

  • Vérifier et renforcer votre isolation
    Vous ferez d'importantes économies de chauffage !

  • Entretenir régulièrement sa chaudière ou son chauffe-eau
    Vous pourrez ainsi économiser 10 à 20% d'énergie.

  • Limiter la température du ballon d'eau chaude
    Si vous le pouvez, une témpérature de 50 à 60°C est largement suffisante pour l'eau contenue dans votre ballon plutôt qu'une température de 80°C. Vous économiserez ainsi une chauffe supplémentaire inutile.

  • Bien choisir la taille du ballon d'eau chaude
    En fonction de la taille de votre ménage, vous pouvez adapter la capacité de votre ballon à vos besoins.

LA MAISON
  • Utiliser tant que possible des peintures à l'eau (acryliques)
    Plutôt que des peintures glycérophtaliques. Ces dernières vous contraindront en effet à utiliser des solvants extrêmement polluants pour nettoyer vos pinceaux et rouleaux.

  • Eviter la climatisation
    La généralisation des systèmes de climatisation contribue à de fortes consommations d'électricité nécessitant parfois l'emploi de centrales thermiques qui dégagent du CO2 contribuant à l'effet de serre. De surcroît, la facture d'électricité est salée : 25% de plus pour un deux pièces avec un climatiseur banal.

  • Penser aux énergies renouvelables pour l'alimentation énergétique de votre habitat

  • Eviter les déboucheurs liquides agressifs
    Ces produits contiennent de la soude caustique polluante. Préferer la ventouse en caoutchouc, ou le nettoyage manuel du siphon engorgé, souvent plus efficace.

  • Aérer régulièrement les pièces les plus humides
    Vous diminuerez ainsi la prolifération des acariens à l'origine d'allergies.

  • Faire construire sa nouvelle maison selon la norme Haute Qualité Environnementale (HQE)
    Cette norme de construction implique la prise en compte de nombreux paramètres et la mise en place de procédés qui limitent significativement l'impact environnemental de la future maison tout en privilégiant l'économie d'énergie."

Moi, je m'y mets demain.
La semaine prochaine, un autre volet.
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8 avril 2006 6 08 /04 /avril /2006 14:18
    Vu sur http://www.notre-planete.info, ici
   
"La consommation mondiale d'eau minérale en bouteille a augmenté de près de 60% depuis 1999. Un phénomène qui ne s'explique pas toujours logiquement et qui coûte cher à l'environnement

"L'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence"
Selon une étude publiée par l'Earth Policy Institute aux Etats-Unis, en 2004 environ 154 millions de litres d'eau en bouteille ont été consommés, soit un bond de 57% par rapport à 1999 où 98 millions de litres d'eau en bouteille avaient été consommées.
"Alors que l'eau minérale en bouteille n'est souvent pas plus saine que l'eau du robinet dans les pays industrialisés, elle peut coûter jusqu'à 10 000 fois plus cher si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la mise en bouteille, les livraisons et l'éventuel recyclage des contenants, a averti Emily Arnold, auteur de l'étude sur l'eau. A environ 2,50 dollars le litre, l'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence", ajoute-t-elle.

En France la proportion est moins importante si l'on se place du côté de l'utilisateur final.
En effet, sur Paris par exemple, le prix d'un litre d'eau est de 0,0025 euro (hors location du compteur) à comparer avec le prix moyen d'un litre d'eau en bouteille qui est d'environ 0,5 euro.
L'eau en bouteille est donc environ 200 fois plus cher. Ce qui n'est toutefois pas futile..."
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