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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 18:34
L'obésité, nouveau créneau commercial aux Etats-Unis

lun 17 avr, 15h54

NEW YORK (AP) - L'obésité s'impose comme un nouveau créneau commercial aux Etats-Unis. Des sièges-auto pour bébé aux entrées de portes en passant par les cercueils, on ne compte plus les produits de consommation qui s'agrandissent et s'élargissent pour pouvoir accueillir des personnes plus grosses et plus lourdes. Le marché est tellement porteur qu'on trouve désormais des centres de vacances spécialement conçus pour ceux et celles qui appréhendent d'être vus en maillot de bain. Les fauteuils y sont plus larges et dépourvus d'appuie-bras pour éviter aux clients de rester coincés, les lits sont de grande taille et renforcés, et la plage à l'abri des regards extérieurs.
La société en ligne Amplestuff de William Fabrey propose aujourd'hui des versions élargies de toutes sortes de produits d'utilisation courante: des parapluies aux poufs en passant par les éponges de bain et applicateurs à lotion munis de longs manches -pour permettre aux utilisateurs d'atteindre toutes les parties de leur corps. Sont également disponibles des manuels sur l'hygiène, agrémentés de conseils pour résoudre les problèmes d'odeur et d'irritation causés par les replis cutanés, des liens dirigeant l'internaute vers des médecins et divers autres services médicaux.
Elle-même ancienne obèse, Joan Borgos a créé sur Internet le service LargeDirectory.com sur lequel elle affiche des listes de catalogues de vêtements et de boutiques pour mariées à forte taille. Son site fournit aussi les coordonnées d'agences de rencontre et de thérapies pour personnes souffrant d'un excès de poids, de firmes offrant rallonges pour ceintures de sécurité et autre lingerie fine. Pour n'oublier personne, Mme Borgos a récemment ajouté des adresses de boutiques de mode à l'intention des adolescents obèses.
En fait, même les bébés deviennent des cibles pour cet "obesity business", les fabricants de sièges-auto pour enfants offrant désormais un article plus lourd de 4,5 kilos et plus large de 10 centimètres que le modèle standard. Et pour le dernier repos, les spécialistes du cercueil ont introduit de nouveaux formats de bières mesurant 71 centimètres de largeur, contre 60 centimètres habituellement...
Les études sur le sujet se succèdent à un rythme élevé, leur conclusion étant immanquablement que les Etats-Unis deviennent peu à peu un pays d'obèses. Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), plus de 71% des hommes y sont en surpoids, de même que 61% des femmes et 33% des enfants. A mesure que les Américains prennent du poids, leur espérance de vie raccourcit. L'obésité est ainsi en passe de devenir la première cause de décès évitable après le tabac. Et cela coûte cher aux contribuables: 117 milliards de dollars (95,7 milliards d'euros), selon les CDC, sans compter les sommes faramineuses, estimées à 33 milliards de dollars (27 milliards d'euros), que les Américains dépensent pour tenter de maigrir.
Ces considérations alimentent les critiques selon lesquelles adapter les produits de consommation aux personnes obèses fait courir le risque d'encourager le phénomène et d'aggraver la situation. Ni Mme Borgos ni M. Fabrey ne prennent position sur le fait d'être gros, ou sur l'importance de perdre du poids. Ils admettent toutefois que l'excès de poids constitue un stress quotidien. "Il existe toutes sortes de théories pour expliquer l'obésité. Les gens sont plus sédentaires, mangent mal, font peu d'exercice et que sais-je encore", observe la créatrice de LargeDirectory.com. "Mais une chose est certaine: vivre en surpoids est un facteur de stress permanent. L'environnement devient hostile et on ne sait jamais si on conviendra." AP tl/dn
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Published by OneShot - dans Etats-(des)Unis
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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 18:35

Préambule


Loose Change, (ici ou   pour les versions françaises) documentaire du jeune réalisateur américain Dylan Avery, a été distribué une première fois en avril 2005. 1000 DVD en avaient alors été fournis gratuitement, via le web. La seconde version est sortie en février 2006.  C’est cette dernière que j’ai pu visionner.

 

Le sujet est brûlant : il s’agit de démontrer que la version officielle des évènements du 11 septembre 2001 – soit « 19 terroristes d’Al Qaida armés de cutter détournent quatre avions de ligne américains pour les précipiter contre des cibles stratégiques, avec un taux de succès de 75% » - ne tient pas la route. Et tabou : tout le monde se rappelle la campagne de dénigrement du livre de Thierry Meyssan, « l’effroyable imposture », sorti en mars 2002. Il soutenait la thèse selon laquelle aucun avion de ligne n’avait heurté le Pentagone.

 Sauf que le documentaire est très convaincant. Pas parfait certes, mais très documenté, à partir de sources qui sont largement vérifiables. Alors j’ai passé quelques jours à fouiller le web pour y trouver des informations.

 On peut polémiquer à l’infini sur le talent du très controversé réalisateur, sur sa technique, et sur ses méthodes. Certes, Loose change ne donne pas une version alternative claire et finie des évènements du 11 septembre. Certes, il y a des imprécisions, des légèretés, des flous artistiques, des affirmations hasardeuses. Mais Dylan Avery met le doigt sur de graves incohérences, démonte quelques-unes des thèses officielles, et a le mérite de poser des questions qui appellent indubitablement des réponses précises.

J’ai moi-même été choquée en regardant le film. Il semble qu’au mieux, le gouvernement américain ait été au courant des attentats prévus. Qu’il ait peut-être tout fait pour les faciliter. Qu’au pire il les ait lui–même organisés. Quoiqu’il en soit, c’est immonde. Et la vérité fait peur.

Il est très difficile d’admettre – même si l’on soupçonne déjà l’insondable cynisme de nos dirigeants – qu’un gouvernement ait accepté de sacrifier des milliers de vie, qui plus est celles de compatriotes,  à des intérêts individuels, soi-disant supérieurs. C’est tout bonnement inconcevable. C’est une réalité que nous ne voulons pas connaître, aux implications immenses.

 Quand le livre de Thierry Meyssan est sorti, j’ai, comme vous, ri de concert. Je ne l’ai pas lu, et je n’ai d’ailleurs même pas envisagé de l’acheter.

Or, les arguments qui démolissent Loose change ne sont pas valables. Taxer quelqu'un de conspirationniste, d’illuminé, ou de propagandiste sans démontrer qu’il a tord n’est pas faire preuve de lucidité. Il est grand temps pour nous d’enlever nos œillères, et de retrouver un semblant d’esprit critique.

Aussi, je vous invite à regarder ce documentaire, sans a priori, le cerveau en éveil, et à y apporter votre propre jugement.

 Parce qu’il est complexe, dense, long, et pas tout à fait complet, j’ai essayé de vous faire une synthèse (non-exhaustive) des faits et arguments que j’ai collectés sur la toile, et qu’il reprend en grande partie.

 

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 18:33

I. Un bref rappel des faits officiels :

 

Le 11 septembre 2001 au petit matin, quatre avions de ligne américains sont détournés simultanément par des commandos composés de dix-neuf terroristes islamistes.

  • ð    Deux Boeing 767 (les vols American Airlines 11 et United Airlines 175) heurtent successivement les tours 1 et 2  (nord et sud) du World Trade Center, à New York. Elles s’écroulent peu de temps après. 2 749 morts.
  • ð    A 9h38, un Boeing 757 (vol AA77) s'écrase sur une aile du Pentagone.
  • ð    Un autre Boeing 757 (vol UA93) s'écrase en pleine campagne, non loin de la ville de Pittsburgh en Pennsylvanie, après l'intervention des passagers – dont quelques-uns ont pu appeler leur famille - contre le commando; on présume qu’il se dirigeait vers la Maison Blanche ou vers le Capitole à Washington.
  • ð    A 17h21, une troisième tour du World Trade Center, la tour 7 (WTC 7) s’effondre à son tour « suite aux dégâts causés par l'effondrement des deux tours du WTC, et de l'incendie qui s'était déclaré ensuite à l'intérieur du bâtiment ».

Les attentats font officiellement 2 986 victimes, dont 236 ne sont pas des ressortissants américains. 80 personnes sont portées disparues. Les victimes se répartissent comme suit :

Au World Trade Center à New York :

  • ð    2 595, dont 343 pompiers, dans les tours
  • ð    92 passagers du vol 11 d'American Airlines et 65 du vol 175 d'United Airlines

Au Pentagone à Washington :

  • ð    125 dans le bâtiment
  • ð    64 passagers du vol 77 d'American Airlines

Les 45 passagers du vol 93 d'United Airlines à Shanksville en Pennsylvanie

Le 23 septembre, Condoleezza Rice, au cours d’une conférence de presse, annonce : « Nous avons la preuve irréfutable qu’Oussama Ben Laden et les Talibans sont liés aux attentats du 11 septembre, et nous la diffuserons en temps voulu. »  

Le 7 octobre 2001, après des opérations d’infiltration, début de l’opération « Liberté immuable » en Afghanistan pour dénicher Ben Laden et destituer les Talibans.

Le 26 octobre, le USA Patriot Act (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act ) est voté.

Le 20 mars 2003, début des bombardements et des opérations militaires en l’Irak, parce que Saddam Hussein détient des armes de destruction massive, et que, lié à Al Qaïda, il est susceptible de s’en servir contre les Etats-Unis.

Le 22 juilllet 2004, le rapport de la commission 9/11, chargée d’enquêter sur les évènements du 11 septembre, confirme la version officielle sur les attentats du 11 septembre.

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 18:25

II. Une version qui ne tient pas la route

 

La première série de questions que l’on doit se poser concerne les attaques elles-mêmes et repose sur les images qui ont été filmées et les témoignages et interviews entendus directement après le drame. Elle démolit la cohérence de la thèse officielle soutenue par le gouvernement. C’est la série des « comment ? ».

 

1. Concernant le vol 77 du Pentagone :

  • ð      Comment un Boeing 757 s’encastrant dans un bâtiment peut-il n’y faire qu’un trou d’environ 20 mètres de diamètre, ridiculement petit au regard de ses dimensions (38 m d’envergure, 47,3 m de long, 14 m de hauteur ?
  • ð      Comment le toit du Pentagone a-t-il pu rester intact pendant quelques instants – avant que l’ensemble de la structure extérieure s’effondre -  malgré l’impact du choc et la hauteur de l’avion ?
  • ð   Comment un Boeing 757 peut-il se volatiliser dans une explosion, ne laissant aucune trace derrière lui (ni fuselage, ni moteurs, ni boîtes noires, ni rien d’autre), quand les corps qu’il contenait, ont, selon les autorités « pu être identifiés grâce à leur ADN et à leurs empreintes digitales ».
  • ð    Comment cette explosion, forcément monstrueuse, a-t-elle pu ne pas endommager l’écran d’ordinateur, le bureau ou le tabouret en bois, ou encore les livres laissés à proximité de l’endroit de l’impact ?

  • ð    Comment un pilote débutant a-t-il pu réaliser une prouesse technique, au regard de la trajectoire et de l’angle de percussion de l’avion ? Au mois d’août 2001, Hani Hanjour n’était pas jugé par son centre de formation capable de piloter correctement un petit appareil monomoteur de type Cessna 172.
  • ð  Comment se fait-il qu’aucun pilote n’ait pu réitérer cette même prouesse sur simulateurs, malgré des dizaines de tentative ?
  • [ Pour plus d'information, voir une video, ici ]

 

2. Concernant le vol 93, écrasé à Pittsburgh :

  • ð      Même question sur l’explosion qui aurait « dissous » le Boeing, dont il ne restait qu’un tas de morceaux de ferraille non-identifiables, au fond d’un trou encore une fois ridiculement petit.
  • ð      Comment se fait-il que des passagers aient pu téléphoner à bord d’un Boeing, en altitude et en vitesse de croisière,  à une époque où les avions d’United Airlines n’étaient équipés d’aucun relais adéquat ? Chance de succès d’un seul coup de fil à haute altitude : 0,6 %.

 

3. Concernant les tours 1 et 2 (Nord et Sud) du World Trade Center :

 

 [Basé en partie sur les propos de 911Physics (IP:xxx.x10.72.223) postés le 27 mars 2006 à 05H11 sur Agora Vox , d’après  « Why Indeed Did the WTC Buildings Collapse ? » que son auteur le professeur Steven E. Jones du département de physique et d’astronomie de l’université Brigham Young University Provo, UT 84602 (Université de l’Utah) a présenté sous le titre "Molten metal, flowing and in pools, on 9/11/2001" au Snow College de la Utah Academy of Sciences, Ephraim, Utah, le 7 avril 2006.  On trouvera le texte intégral de cette communication ici. ]

A propos de l’effondrement :

  • ð      Les tours sont tombées à la vitesse d’une chute libre, ce que la théorie de l’empilement des étages (pancake theory) ne peut expliquer: la quantité de mouvement apparente est restée constante y compris dans la chute des étages inférieurs, alors même que le poids des étages supérieurs était grandement diminué du fait de leur pulvérisation;
  • ð      Le bloc de la tour surmontée d’une antenne, composé des étages situés au-dessus de l’impact (et donc au-dessus de la colonne centrale qui se serait affaissée avant les structures horizontales selon la thèse officielle ) part lui aussi en poussière et plus étrange encore, le mouvement de bascule qu’il amorce dans un premier moment se corrige et le bloc revient dans l’axe de la chute avant de rejoindre l’onde de pulvérisation, ce qui est contraire aux lois de la chute des corps. Ajoutons qu’il y a une loi d’entropie qui prévoit que dans une chute non pré-ordonnée, a structure ne tombera pas dans son empreinte au sol mais basculera (comme on le voit dans les séismes naturels)
  • ð      L’onde de pulvérisation qui "mange" la tour dans sa chute est plus rapide que la vitesse d’une chute libre, c’est à dire que des destructions en aval la précèdent. D’où l’hypothèse logique d’une vague d’explosions qui progresse à une vitesse supérieure à la chute libre des masses. (Sans explosions, les masses inférieures finiraient par bloquer la progression du front de destruction).
  • ð      C’est l’explosion du kérosène présent dans les réservoirs de l’avion qui est supposé avoir provoqué l’incendie. Or, le kérosène brûle relativement vite. Pour que le feu s’entretienne, il devait se nourrir d’oxygène et  des matières inflammables présentes dans la tour : bureaux, ordinateurs, photocopieuses, papier, moquettes. Le noyau du bâtiment, qui soutenait l’ensemble de la structure, ne contenait aucune matière inflammable, à part un peu de moquette. Et l’architecte Aaron Swirsky avait conçu le bâtiment en compartimentant les étages du noyau de façon hermétique. de telle manière qu’un incendie ne puisse pas se répandre le long de sa « colonne vertébrale ».
  • ð      Pas plus que le kérosène ne peut fondre du métal, le béton ne peut être réduit en poussière impalpable par la seule force des chocs produits dans sa chute. Selon Jeff King, physicien diplômé du MIT et ancien ingénieur en électronique, un nuage de poussière du type de celui qui a envahi les rues de New York ne peut apparaître que dans deux cas en milieu naturel : dans les éruptions volcaniques, et dans les courants de turbidité, le long des failles continentales. Leur point commun est la large quantité de matière dense suspendue dans un fluide. Une chute ne peut en aucun cas pulvériser la matière dense qu’est le béton de cette manière.

 

A propos des hypothétiques explosions :

[Basé en partie sur les propos de charmord (IP:xxx.x0.87.13) postés le 24 mars 2006 à 14H53 sur Agora Vox ]

  • ð   D’innombrables témoignages Live font état d’"explosions", d’"explosions secondaires", "secondary devices", "bombs planted in the buildings"
  • ð     Dans le reportage "eyewitness" tourné en live depuis Hoboken, on entend distinctement plusieurs explosions majeures avant et pendant la chute des tours, sans compter que le résultat de celles-ci (fumées importantes) est visible tant à la base qu’aux étages supérieurs des tours. (A voir ici )
  • ð      Des personnes ont non seulement entendues les explosions alors qu’ils se trouvaient aux sous-sols des bâtiments ( niveau -1), mais ont été brûlées, quelques secondes avant l’impact de l’avion. (voir le témoignage, ici, d’un dénommé William Rodrigues, dont un collègue était en lambeaux suite à ladite explosion et dont le témoignage fut refusé par la commission d’enquête 9/11)
  • ð      Ce témoignage semble corroboré par les images du film des frêres Naudet, où l’on voit que le lobby du rez-de-chaussée a été soufflé par une explosion qui ne peut être due au crash d’un avion, 250 à 300 mètres plus haut.
  • ð      On a enregistré une onde sismique très importante quelques secondes avant la chute de la première tour. Retenons qu’une onde sismique de ce type n’a jamais été enregistrée lors de destructions au-dessus du sol (immeuble de Oklahoma city notamment)
  • ð      Les explosions entendues et ressenties par les témoins semblent correspondre effectivement à ces pics sismographiques ressentis dans une station d’observations située à 30 km des TT.
  • ð      Trois mois après l’effondrement des tours, on retrouvait des flaques d’acier fondu, toujours fumantes,  dans les sous-sols de Ground Zéro.

 

4. Concernant la tour 7 du World Trade Center :

  • ð      Comment une tour dont les structures sont en acier, bâtie selon les techniques les plus modernes, peut-elle s’effondrer subitement suite à un incendie mineure ? C’est une première historique dans l’histoire des Etats-Unis, malgré de nombreux précédents d’incendie dans des gratte-ciels.
  • ð      Mêmes questions que pour les autres tours concernant la manière et la vitesse d’effondrement.
  • ð      La théorie de la propagation d’une onde de choc n’est pas valable. Aucune explication n’a jamais été donnée.

 

Jimmy Walter, un multimillionnaire américain,  s’est engagé à verser un millions de dollars à l’expert qui serait capable de démontrer devant un jury de scientifiques, d’ingénieurs et de physiciens, que les deux tours et le bâtiment n°7 du World Trade Center ont pu s’effondrer sans le recours à des explosifs, en se basant sur les images vidéo des effondrements (Voir ici ).Cette offre a été faite en 2005. A ce jour aucun ne s’est proposé.

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 18:17

III. Un faisceau d’indices qui mettent en cause la haute administration américaine


La seconde série de questions est liée à des faits qui se sont déroulés avant, pendant et après le 11 septembre, et qui vont à l’encontre de la thèse Al Qaida. Ils ouvrent des pistes de réflexion, et tendent à démontrer l’implication en amont de Bush et de sa clique. C’est la série des «pourquoi ?».

 

1. Bien avant le 11 septembre – une petite histoire américaine des coups tordus

  • ð    Pearl Harbor – déc. 1941. Le gouvernement américain souhaite intervenir en Europe. Roosevelt pond un plan en 8 points pour pousser le Japon à attaquer les Etats-Unis. Entre autres, les japonais devaient tirer les premiers ; Ils devaient croire que leurs codes n’avaient pas été déchiffrés ; La flotte devait être vulnérable ; Les officiers de service devaient avoir les mains liées. Selon un sondage Gallup, la veille de Pearl Harbor, seuls 16 % des américains soutenaient l’entrée dans la guerre des US. Le lendemain, un million d’hommes se portaient volontaires pour combattre.
  • [Ils en parlent ici et ]
  • ð   Vietnam – août 1964. L’attaque dans le Golfe du Tonkin de deux torpilleurs américains précipite les US dans la guerre du Vietnam, en fournissant à Lyndon Johnson les arguments nécessaires à convaincre le Congrès et le Gouvernement. La Résolution du Golfe du Tonkin est signée. Or les attaques n’ont jamais eu lieu. Ross Perot, membre d’équipage de l’un des torpilleurs, a avoué plus tard qu’ils n’ont pas été agressés, et ont fait semblant de riposter contre des cibles fantômes. 3 millions de vietnamiens et 58 000 américains tués.
  • [L'article de Wikipedia]
  • ð      Cuba - mars 1962. Les Etats-Unis cherchent un prétexte pour envahir Cuba. Selon James Bamford, auteur de « A pretext for War », plusieurs scenarii sont alors envisagés. Ils sont réunis dans un rapport intitulé « Opération Northwoods ». Certains d’entre eux prônent une simulation d’attaques terroristes sur le territoire américain et l’incrimination de Fidel Castro. Un rapport des services secrets américains présente un plan plus complexe. Il s’agit d’emplir un avion de ligne d’agents secrets déguisés en « étudiants » , de médiatiser ce vol et de le faire décoller depuis Miami. Peu après l’avion se pose sur une base secrète. Un autre avion, même modèle mais vide et piloté depuis le sol, décolle de la même base. Quand l’avion survole Cuba, on entend l’enregistrement d’un appel de détresse du genre « au secours, on nous tire dessus ». L’avion explose dans la Mer des Caraïbes quelques minutes plus tard. On peut alors accuser Cuba de la mort de ces étudiants. A la même époque, l’astronaute John Glenn devait partir pour sa première mission dans l’espace. Il avait été décidé qu’en cas d’explosion de la fusée au décollage, on accuserait Cuba de sabotage, à l’aide de preuves fabriquées de toute pièce. Ces projets, après avoir été validés par tout l’état-major américain, échouent sur le bureau du Ministre de la Défense de l’époque, McNamara, qui refuse de les avaliser.
  • [ Ils en parlent ici où vous trouvez le texte du memorandum, et
  • ð   La première guerre d’Irak – 1990. George H. W. Buh veut attaquer l’Irak, dont les Koweitiens ont tendance à lorgner sur les puits de pétrole. L’opinion publique est partagée. La Commission parlementaire entend alors le témoignage d’une jeune Koweitienne de 15 ans qui refuse de donner son nom « par peur des représailles ». Elle raconte qu’elle a vu des soldats irakiens entrer dans des hôpitaux, se saisir des bébés en couveuse, et les laisser agoniser sur le sol. L’opinion publique est révoltée. L’opération « Tempête du désert » peut commencer. 135 000 irakiens sont tués. 1 million d’entre eux, surtout des enfants et des vieillards, meurent en 10 ans suite aux sanctions.
  • La chaîne canadienne CBC, dans un reportage d’investigation, révèle que la jeune femme en question était la fille de l’ambassadeur du Koweit à Washington. Elle a appris son texte et répété avec l’agence de communication « Hill & Knowlton ». Il s’agissait de la première phase d’une opération de désinformation à 10 millions de dollars, élaborée conjointement par le Koweit et les Etats-Unis. Il n’y a jamais eu de bébé tué.
  • Colin Powell a montré à cette époque des photos satellites montrant 2500 tanks irakiens massés à la frontière saoudienne. Un journaliste du St Petersburg Times a obtenu du gouvernement russe les images satellite en question : on n’y voit aucun tank. Colin Powell lui-même a admis des années plus tard avoir menti, devant un parterre de journalistes. 
  • ð      Premier attentat sur le World Trade Center – 1993. Il a été établi que le FBI avait organisé l’attaque du World Trade Center en 1993. Pour un montant d’un million de dollars, ils avaient engagé un officier de l’armée égyptienne de 43 ans à la retraite,  du nom d’Ahmad Salem, et l’avaient fourni, lui et son équipe, en explosifs et en détonateur. Mais Ahmad Salem pensait qu’il s’agissait de faire exploser quelques bombes sans conséquence. Paniqué, il  a téléphoné au directeur du FBI à New York et a enregistré sur bande sonore l’ordre lui enjoignant de continuer. Cette bande se trouve aux Archives Nationales. Le FBI a admis les faits. Les medias américains en ont un peu parlé.
  • ð      « The Project for the New American Century » - sept. 2000. Quand George W Bush a été élu en 2000, il a nommé Dick Cheney Vice-président, Donald Rumsfeld Secrétaire d’Etat, et Paul Wolfowitz Secrétaire adjoint de la défense. Tous avaient déjà servi les administrations Reagan et Bush père. Paul Wolfowitz est tout particulièrement connu comme le cerveau de la branche néo-conservatrice du mouvement républicain. Cela fait des années qu’il ressasse l’idée selon laquelle les Etats-Unis doivent revoir leur engagement dans les lois et traités internationaux et dans les organisations multilatérales comme les Nations Unies. Ses projets de domination militaire américaine apparaissent d’abord durant le mandat de Bush père. En 1992, alors qu’il travaille au Ministère de la Défense, on lui demande d’écrire les grandes lignes d’une nouvelle stratégie de sécurité nationale. Il les rassemble dans un document nommé « defense planning guidance ». Parmi, les éléments controversés de ce qui devait devenir la « Doctrine Wolfovitz », une exhortation à augmenter considérablement le budget militaire américain, à prendre des mesures préventives pour empêcher toute nation hostile de dominer dans n’importe quelle région du monde, et à faire usage de la force, avec ou sans alliés. Cela afin d’éviter l’émergence de tout nouveau rival à la domination américaine, et de sécuriser l’accès aux ressources pétrolières, notamment dans le Golfe Persique.
  • En 2000, les néo-conservateurs rédigent un nouveau document. Son titre : « Projet pour un nouveau siècle américain ». Ce document reprend peu ou prou la Doctrine Wolfovitz. Il estime qu’il faut augmenter le budget de la défense à 100 milliards de dollars, refuser aux autres nations le droit d’explorer l’espace, et adopter une politique étrangère plus agressive afin de promouvoir les principes américains dans le monde, et de permettre aux Etats-Unis d’agir de façon préventive où bon lui semble. L’élimination de pays comme l’Irak y figure en bonne position.
  • Les plus durs parmi les conservateurs savent cependant que la doctrine est trop radicale pour gagner l’adhésion des Affaires Etrangères, de l’ensemble du parti républicain et du peuple américain.
  • Dans la dernière version, datée de septembre 2000, il est dit qu’il est « probable que ce processus de transformation, même s’il amène des changements révolutionnaires, prenne beaucoup de temps, à moins d’un évènement catastrophique et catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor. ». Un an plus tard, le vœu est exaucé.

 

2. Juste avant le 11 septembre – des « coïncidences » troublantes

Du côté des services secrets et du FBI, la théorie de l’incompétence

  • ð      En juillet 2001, Ken Williams du FBI de Phoenix, écrit un mémo au quartier général suggérant de mettre en place un programme de surveillance des écoles de pilotage. Cette suggestion est supprimée des documents par une branche radicale du FBI.
  • ð      En août 2001, le bureau du FBI de Minneapolis interroge Zacarias Moussaoui qui a été arrêté, et dont on dit aujourd’hui qu’il aurait dû être le 20ème pirate de l’air. Un des agents écrit qu’il le suspecte de vouloir détourner un avion pour le lancer sur le World Trade Center. Son enquête est brutalement bloquée. Au QG du FBI, on a déjà eu accès au mémo de Phoenix, mais l’équipe de Minneapolis n’en est pas informée avant le 11 septembre.
  • ð     En janvier 2001, un agent de Chicago, Robert Wright, a dû clore brutalement une enquête de trois ans qu’il menait sur une cellule terroriste. Trois mois plus tard, il a accusé par écrit le FBI de ne pas chercher à prévenir une attaque terroriste, mais de « se contenter d’organiser des réunions pour savoir qui arrêter quand cela arriverait. » Le FBI l’a empêché de publier le livre de 500 pages qu’il a écrit après le 11 septembre.
  • ð      Les responsables de ces blocages ont tous été promus et/ou décorés en 2002. 
  • ð    Selon le Figaro du 31 octobre 2001, Ben Laden hospitalisé à Dubai du 4 au 14 juillet 2001, reçoit une visite du représentant local de la CIA. « Selon différentes sources diplomatiques arabes et les services de renseignements français eux-mêmes, des informations très précises ont été communiquées à la CIA concernant des attaques terroristes visant les intérêts américains dans le monde, y compris sur le territoire de l'Union. » Le texte intégral est ici

 

Dans le monde des affaires, délits d’initiés ?

 

  • ð   Le 24 juillet 2001, soit six semaines avant le 11 septembre, un business man américain, du nom de Larry Silverstein,  qui possédait déjà la tour 7 du WTC, signe un bail de 99 ans pour 3,2 milliards de dollars sur l’ensemble du complexe. Il prend une assurance pour un montant de 3,55 milliards de dollars couvrant spécifiquement des actes de terrorisme. Après le 11 septembre, il affirme que l’effondrement des deux tours est le fruit de deux attaques différenciées. Il demande donc 7,1 milliards de dollars. En juin 2004, selon le journal Forbes (ici) , le tribunal de la ville de New York lui donne raison et lui accorde la somme de 4,6 milliards. Plus-value espéré: 1,4 milliards de dollars. Malheureusement pour lui, lLe 6 décembre 2004>, la cour d’appel ne tranche finalement « que » pour 2,4 milliards de dollars.
  • Or, selon Nicolas Schirrer (ici),  « en faisant quelques recherches sur les finances du World Trade Center on se rend vite compte que tous les analystes et journalistes financiers de New York s'accordaient à dire, depuis 1993 au moins (et l'attentat à la bombe dans le parking du WTC), que le complexe était un échec en terme de rentabilité. Sur le marché ultra compétitif de l'immobilier à Manhattan, le World Trade Center ne dégageait que 200 millions de dollars de revenus à l'année, en 2000. Or au moment de son rachat par Silverstein, le WTC nécessitait quantité de travaux pour remplacer les matériaux qui se révélaient être dangereux pour la santé, des travaux évalués à au moins 200 millions de dollars, eux aussi. » C’est ce qu’explique très bien Business Week dans un article (ici) daté du 5 octobre 2001.  
  • La semaine précédent les évènements, les mouvements boursiers d’options de vente des entreprises American Airlines, United Airlines, et Boeing connaissent des pics sans précédent, quatre fois supérieurs à la moyenne. Le 6 septembre, 3150 options de vente sont placées sur la compagnie United Airlines. Le 10 septembre, 27294 options de vente sont placées sur Boeing, et 4516 sur American Airlines, soit respectivement plus de 5 et 11 fois leur moyenne quotidienne. Le rapport d’enquête de la commission 9/11 stipule que « les détenteurs de ces actions n’ayant aucun lien avec Al Qaïda, il ne peut s’agir de délits d’initiés ».

 

Au World Trade Center, on vide les lieux à plusieurs reprises 

  • ð      Le week-end d’avant le 11 septembre, il y a eu des pannes de courant inhabituelles.
  • ð  La semaine précédent le 11 septembre, plusieurs exercices d’évacuation se sont déroulés.
  • ð      Les chiens renifleurs d’explosifs ont été retirés du WTC le 9 septembre.

 

Sur la scène politique, des prémonitions ? 

  • ð   10 septembre. Le journal Newsweek rapporte qu’un certain nombre de hauts gradés du Pentagone annulent leur plan de vol pour le jour suivant.
  • ð   Le maire de San Francisco, Willie Brown, reçoit un appel de Condoleezza Rice l’avertissant de ne pas prendre l’avion le lendemain matin.

 

Ailleurs dans le monde, ça tombe bien 

  • ð    Selon CBS news (ici), le 10 septembre, au Pakistan, dans un hôpital militaire, tous les urologues sont remplacés par une équipe spéciale dont le rôle est de s’occuper d’un invité d’honneur, Oussama Ben Laden. 
  • ð    Le même jour, le commandant Massoud, chef de guerre indépendant et leader de l’opposition afghane, est assassiné. C’est Hamid Karzai, ancien vice-président d’Halliburton, la compagnie pétrolière de Dick Cheney, qui le remplacera à la tête du gouvernement afghan, après la fuite des talibans. 
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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 17:25

3. Le 11 septembre 2001 - un enchaînement suspect d’évènements et de comportements

Pourquoi l’armée de l’air américaine n’est-elle pas intervenue ?

  • ð     Il existe des procédures d’urgence, perfectionnées au fil du temps et efficaces, et auxquelles tous les personnels au sol et en vol sont formés.
  • ð    Exemple : le 26 octobre 1999 : un charter Learjet transportant le golfeur Payne Stewart s’écrase sans faire de survivant. Le rapport du National Transportation Safety Board expose les faits : un aiguilleur du ciel tente de prendre contact avec le pilote. Au bout de 4mn30, en l’absence de réponse, il fait appel à l’armée de l’air. 16mn plus tard, un F-16 trouve l’appareil, à 4900m d’altitude, l’inspecte de visu. 5mn plus tard, il tire.
  • Il n’est pas nécessaire de se référer à la très haute administration militaire pour faire intervenir un chasseur dans le cadre d’une inspection. Pourquoi, dès lors, les deux premiers avions n’ont-ils pas été interceptés, puis escortés le temps de prendre une décision ? Alors que deux avions s’étaient déjà écrasés sur le World Trade Center, comment se fait-il qu’un troisième ait pu survoler la Maison Blanche et se diriger vers le Pentagone sans être inquiété ? 
  • ð    existe à Washington une base aérienne militaire, celle d’Andrews,  et qui est située à 19 km de la Maison-Blanche. L’avion du Président, Air Force One, y est basé, de même que deux escadrons d’intercepteurs prêts au combat pour assurer la sécurité de la capitale. Selon Barry Zwinkler, un journaliste canadien qui a enquêté sur la question de l’incompétence présumée de l’armée de l’air américaine, le 121ème escadron de chasse de la 113ème division équipé de F-16, et le 321ème escadron de chasse du 49ème groupe de la marine, détachement A, équipé de F-18 se trouvaient sur le base d’Andrews le matin du 11 septembre. Cette information était disponible sur le site de la base ce même jour. Le 12 septembre, Andrews a mis son site à jour : plus aucune mention n’est faite des avions de chasse. Pourtant, la NBC précise dans son édition de 18h30, de même que de nombreux autres medias, que « ce n’est qu’après l’attaque du Pentagone que l’armée a décidé de déployer les F-16 et les F-18 depuis la base d’Andrews, pour former un bouclier au-dessus de Washington. » Le Nord-Est des Etats-Unis compte beaucoup d’autres bases aériennes. Mais aucun avion ne répond à temps le matin du 11 septembre. Malgré la gravité de cet état de fait, personne au sein de l’armée n’a jamais été tenu pour responsable, ni blâmé. La théorie de l’incompétence ne tient pas la route.
  • ð    Michael Ruppert, autre enquêteur, a une autre théorie : les chasseurs se seraient « perdus ». Il explique que de multiples exercices militaires aériens avaient lieu ce jour là. Des chasseurs américains avaient été envoyés au Canada, en Alaska occidental, et en Alaska du Nord. Ils travaillaient à un exercice… de détournement d’avion. Un autre exercice, toujours selon Ruppert, destiné lui aux postes de contrôle, se déroulait sous le nom de Vigilan Guardian. Il consistait à diffuser de faux signaux radars dans le secteur de défense Nord-Est. Cela a été confirmé par le Général Richard Meyers, président à l’époque des chefs d’état-major. Un troisième exercice enfin, nommé Vigilant Warrior, consistait selon une source du NORAD en une prise d’otages en vol. Ces trois exercices auraient eu lieu simultanément. Il ne restait que huit chasseurs à disposition, confrontés à 22 détournements d’avion, et incapables de différencier les exercices des attaques.

 

Cafouillages au Pentagone : 

  • ð    Donald Rumsfeld en personne, présent dans les locaux du Pentagone (mais à l’autre bout du bâtiment) à l’heure fatidique, interviewé le 12 Octobre 2001 par un journaliste de la revue "Parade Magazine" : "It is a truth that a terrorist can attack any time, any place, using any technique and it’s physically impossible to defend at every time and every place against every conceivable technique. Here we’re talking about plastic knives and using an American Airlines flight filed with our citizens, and the missile to damage this building and similar (inaudible) that damaged the World Trade Center." L’interview est disponible sur le site du Ministère de la Défense américain, ici.
  • ð    La confiscation des cassettes de vidéosurveillance d’une station essence située à deux pas du Pentagone, deux minutes après l’impact, est troublante. De même pour celles filmées par les caméras de surveillance situées sur le toit de l’Hôtel Sheraton. Le Département des Transports de Virginie était équipé de caméras qui auraient filmé l’appareil alors qu’il passait au-dessus de l’autoroute 27. Les bandes n’ont jamais été rendues publiques.
  • ð    La confiscation de toutes les cassettes de vidéosurveillance du Pentagone lui-même pose un problème. Le seul extrait qui a été donné aux médias ne montre aucun avion. On y voit juste une explosion. Etonnant, n’est-il pas, que le QG de la première armée du monde soit protégé par des caméras défectueuses ?

 

4. L’après 11 septembre – dissimulations et solidarités partisanes

 

La mise en accusation de Ben Laden et d’Al-Qaïda

  • ð    Les terroristes sont identifiés en 24h. Selon la BBC (ici), le 23 septembre 2001, au moins 4 sont pourtant encore en vie.
  • ð       Le 13 septembre, le Secrétaire d’Etat américain Colin Powell met officiellement Oussama Ben Laden en cause. Le 23 septembre, Condoleezza Rice, au cours d’une conférence de presse, annonce : « Nous avons la preuve irréfutable qu’Oussama Ben Laden et les Talibans sont liés aux attentats du 11 septembre, et nous la diffuserons en temps voulu. » 


  • ð     
    Le 13 décembre, le Pentagone diffuse un enregistrement vidéo d'Oussama Ben Laden revendiquant les attentats. La cassette est présentée comme une preuve irréfutable. Il ne peut s’agir de celle promise par Condoleezza Rice, puisque le time code de la vidéo indique le 9 novembre comme date de tournage. Où est-elle donc, cette preuve promise ?
  • ð    Cette vidéo est de plus très controversée. Ben Laden a, en effet, adressé dès le 12 septembre un communiqué à Al Jazeera niant toute implication dans les évènements de la veille. Il réitère peu après cette affirmation auprès de journalistes pakistanais, en ces termes : "J'insiste pour dire que je n'ai pas perpétré cet acte, qui apparaît avoir été perpétré par des individus avec leur motivation propre. ... J'ai déjà dit que je n'étais pas impliqué dans les attaques de 11 septembre contre les Etats Unis... Je n'avais aucune connaissance de ces attaques." Ce retournement de situation est pour le moins suspect.
  • A ce sujet, lire par exemple l’article du Guardian (en anglais) , ou celui de Kevin Barret (ici) dont voici un extrait : « La qualité du son et de l'image vidéo était horrible. La vidéo montrait un grand type avec une barbe noire, faisant une pâle imitation de la voix de Ben Laden, revendiquant une connaissance préalable, si ce n'est une responsabilité, des attaques du 11 septembre, et se réjouissant de leur succès. Le problème était que le grand type n'était clairement pas Ben Laden. Il pesait au moins 20 ou 25 kilos de plus, et les lignes de son visage étaient manifestement différentes. C'est peut-être en raison de l'hilarité générale provoquée par le " gros Ben Laden " que le message d'outre-tombe suivant n'avait pas d'images ; c'était une cassette audio remise à Al Jaezira à l'automne 2002. La CIA l'a authentifiée et a alors reçu une grande claque quand, en Suisse, les plus grands experts au monde en matière d'identification de la voix ont annoncé que "le message avait été enregistré par un imposteur." Depuis lors, chaque message de Ben Laden a été également faux. Ils sont publiés à des moments où le régime Bush a besoin d'un coup de pouce et les médias américains s'accommodent bien de la supercherie. » (14 février 2006 - L'auteur est docteur en arabe avec une spécialité en études islamiques de l'université de Wisconsin à Madison. Converti à l’islam en 1992, il est un des co-fondateurs en novembre 2004 de l'alliance des Musulmans-Juifs-Chrétiens (ici) pour la vérité sur le 11 septembre . )

 

 

Destruction de preuves et obstruction aux enquêtes 

  • ð    Les travaux  de déblaiement de Ground Zero ont commencé immédiatement. Les décombres du Pentagone ont été enlevés ... 48 heures après l'évênement. « On » s'est empressé de vendre la ferraille des tours jumelles à des entreprises asiatiques. Des experts mandatés ont été empêchés d’enquêter sur les lieux.
  • ð    Le NIST (National Institure of Standards and Technology), chargé d’enquêter sur les causes de l’effondrement du WTC, n’a pu en sauver que 200 à 240 morceaux. Tout le reste a été envoyé dans des décharges et très vite recyclé.
  • ð    Le premier rapport sur l’effondrement des tours, a été rédigé par la FEMA (Federal Emergency Management Authority), « en association avec l’Association américaine de génie civil » (American Society of Civil Engineers). Mais l’équipe de volontaires de l’Association avait un accès restreint à Ground Zero. Ils ont dû récupérer la plupart des morceaux dans des décharges publiques, juste avant leur recyclage.
  • ð    Les bandes sonores des conversations entre l’aéroport de Cleveland et les pilotes des avions ont été détruites.
  • ð      Les boîtes noires des vols du WTC posent un problème. Certains des enquêteurs ont affirmé que l’on en a retrouvées 3 sur 4. La version officielle dit qu’aucune n’a été trouvée, et qu’elles ont été détruites dans l’explosion des avions.

 

Une enquête officielle biaisée
 

  • ð      L'enquête sur le World Trade Center a coûté 600 000 dollars. Celle sur Clinton dans l'affaire Lewinsky : 40 millions de dollars.
  • Alors qu'après le crash de l'avion TW 800, on avait repêché l'appareil en mer et effectué une reconstitution coûteuse, aucune n'a été envisagée dans le cas du WTC.
  • ð      Pourquoi George Bush a-t-il refusé, jusqu'en décembre 2002 et jusqu'à ce que les familles des victimes le menacent de porter l'affaire en justice, qu'une véritable commission d'enquête soit désignée, préférant laisser les comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants mener l'enquête ? (Voir CNN, 20 janvier 2002, 'Bush asks Daschle to limit Sept. 11 probes' ; Newsweek, 4 février 2002, 'The Battle Back Home'). Pourquoi George Bush s'est-il opposé à la publication intégrale du rapport conjoint des comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants ? 
  • ð      Le 21 septembre 2002, sous la pression du Congrès américain et des familles des victimes, George W. Bush accepte finalement la création d'une Commission d'enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001. Elle sera appelée Commission 9/11.
  • La commission ne dispose que d'un budget minimaliste de trois millions de dollars et est contrôlée par de roués politiciens représentant toutes sortes d'intérêts particuliers. Ainsi, Henry Kissinger, nommé pour la présider, refuse de révéler le nom des sociétés auxquelles il délivrait des conseils, et doit démissionner au bout de deux semaines (voir à ces sujet la revue de presse de l'ambassade de France du 5 décembre 2002 - ici ).
  • Il est remplacé par Thomas Kean, dont il est de notoriété publique qu'il entretient des liens d'affaire étroits avec la famille Ben Laden et la famille Ben Mahfouz. Ce dernier est considéré comme l'un des principaux bailleurs de fonds du terrorisme islamique dans le monde (Voir "Who's Who on the 9/11 "Independent" Commission" de Michel Chossudovsky, dans Global Research on Globalization - 18 juillet 2003 dans L'Idiot). En effet, Thomas Kean est directeur (et actionnaire) d'Amerada Hess Corporation qui participe à la coentreprise Delta-Hess avec Delta Oil d'Arabie saoudite, laquelle appartient aux clans ben Mahfouz et Al-Amoudi. Delta-Hess a été créée en 1998 pour la mise en valeur et la prospection de champs pétrolifères dans la région de la mer Caspienne. En Azerbaïdjan, Delta-Hess a une participation de 2,72 % dans la société Azeri-Chirag-Gunashli et une autre de 20 % dans la société Garabaghki-Hursangi. Elle détient aussi des actions dans le pipeline Bakou-Tbilisi-Ceyhan (BTC). 
  • Placer M. Kean à la tête de la commission permet de jeter un voile sur la question du financement possible des terroristes par l’Arabie Saoudite et d’éviter de compromettre des affaires qui tournent.
  • Des familles de victimes demandent la démission du directeur exécutif de la commission, Philip Zelikow, trop proche de Condoleezza Rice, avec qui il a co-écrit un livre. Le choix des témoins, des documents et des preuves à examiner lui appartient. En octobre 2001, Philip Zelikow était nommé par Bush membre du Foreign Intelligence Advisory Board, un organisme chargé de conseiller le Président sur les affaires sensibles. C'est donc un proche de Bush qui a été choisi pour diriger l'enquête sur les attentats du 11 septembre.
  • Mais c’est un autre membre qui est remercié : Max Cleland, vétéran et invalide de guerre s'est dit écœuré par l'attitude d'obstruction de l'administration Bush et par son manque de volonté à ouvrir certains dossiers dans un article publié sur Salon.com : "The President Ought to be Ashamed : Interview with Max Cleland", Salon.com, Nov. 13, 2003. Après cette déclaration l'administration Bush a acheté son silence en le nommant membre de direction de la Banque d'Import/Export (Export-Import Bank) et en lui demandant, par la même occasion, de quitter ses fonctions au sein de la Commission.
  • Des familles ont également réclamé la présence du sénateur Warren Rudman, en vain. Enfin, le représentant George Mitchell démissionne assez tôt de la vice présidence, vraisemblablement convaincu du caractère factice de cette commission.  A posteriori, les autres commissionnaires paraissent en effet avoir été nommés pour jouer le rôle de factionnaires juchés sur le mur impénétrable du secret.
  • ð    Les décisions de valider les preuves et les témoignages et de les faire apparaître dans le Rapport sont prises à l’unanimité. Une seule voix contre, et le témoignage ou la preuve sont écartés. 
  • ð     Selon la Commission deux millions et demi de documents, pour la plupart classés « secret défense », ont été consultés. Dans dix pays, mille deux cents personnes, dont les présidents Clinton, Bush et tous les responsables de l’administration américaine, ont été interrogées.
  • Le rapport, publié en juillet 2004, revient sur la chronologie précise des évènements, les opérations de secours, le façon dont la journée du 11 septembre a été vécue à la Maison Blanche, et aussi par l’armée, l’administration et les services secrets.
  • Il étudie la genèse des mouvements islamistes intégristes, présente la biographie des terroristes, analyse leurs sources de financement et leurs méthodes de combat. Il souligne également la vulnérabilité des États-Unis, la faiblesse de la protection des frontières et les failles du Renseignement. Enfin, il propose une réforme du système de sécurité américain et des relations des États-Unis avec le monde arabe.
  • Pourquoi George Bush a-t-il demandé au leader de la majorité sénatoriale, Tom Daschle, de limiter l'enquête sur les événements du 11 septembre à une enquête sur les failles des services de renseignements ?
  • [ Pour plus d'informations, lire  le début de l'article  « Le grand bluff », de Sacha Sher, en format pdf, dont j'ai tiré quelques extraits, et ceci.]  
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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 17:23

Conclusion : quelques pistes de réflexion pour une recherche de la vérité

 

Il semble aujourd’hui évident que la théorie officielle ne tient pas la route. Le peu d’inclination du gouvernement Bush à faire toute la lumière sur les évènements en mettant à disposition du public les pièces à conviction et les dossiers d’enquête concernant le 11 septembre paraît plus que suspecte.

En l’absence de ce matériel, aucune explication plausible ne pourra être élaborée.

C’est la raison pour laquelle les détracteurs de la thèse officielle prônent la réouverture du dossier. Dans leur combat pour mobiliser l’opinion publique américaine, ils sont soutenus financièrement par le multimillionaire américain Jimmy Walter.

 

Comme dans toute enquête criminelle, il serait bon de commencer par se poser quelques questions de base :

  • ð    A qui profite le crime ?
  • ð    Qui avait les moyens de le perpétrer ?
  • ð    Qui cherche à dissimuler des informations ?
  • ð    Qui a lancé l’opinion publique sur de fausses pistes ?

 

Reopen 9/11…

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 11:51
    Vu dans Telerama du 18 au 24 mars 2006

 "L'alternative au CV anonyme serait l'utilisation par tous d'un pseudonyme à consonnance arabe ou africaine"
  
Frédéric Boissard, Lyon
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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 14:04

    Guerre sur blog... quand OneShot a une info de retard...

En novembre 2005, au moment des émeutes, le réalisateur Mathieu Kassovitz avait écrit un article sur son blog, intitulé "La France d'en bas", et qui tirait à vue sur Nicolas Sarkozy ( à lire ici ).

L'interessé a riposté dans un long commentaire ( à lire ), qui s'est noyé dans la somme des commentaires, et que Kassovitz a remis en première page.

C'est pas beau le débat d'idée ?


Extraits :

Kassovitz  : "
Nicolas SARKOZY, qui est apparu dans la vie médiatique française tel une starlette de la Star ac’, et qui nous abreuve des détails de sa vie privée et de ses ambitions politique depuis quelques années, ne peut s’empêcher de créer l’événement à chaque baisse de sa côte aux sondages IPSOS. Cette fois ci, Nicolas SARKOZY a pris à contre-pied tout ce que la République Française défend. La Liberté, L’égalité, et la Fraternité d’un peuple.

Le ministre de l’intérieur, futur présidentiable, tient des propos qui non seulement démontrent son inexpérience de la politique et des rapports humains (intimement liés), mais qui aussi mettent en lumière l’aspect purement démagogique et égocentrique d’un petit Napoléon en devenir.

Si les banlieues explosent une nouvelle fois aujourd’hui, ce n’est pas dû à un raz le bol général des conditions de vies face auxquelles des générations entières « d’immigrés » doivent se battre quotidiennement. Il n’y a malheureusement pas de combat politique dans ceux qui opposent les jeunes de cités à la police de Nicolas SARKOZY. Ces voitures qui brûlent sont des réactions cutanées face au manque de respect du ministre de l’intérieur envers leur communauté."

Sarkozy : " Le premier point qui m'a frappé à la lecture de votre blog, c'est qu'il laisse fortement entendre que la crise actuelle a surgi soudainement, comme par un malheureux hasard. Vous l'attachez de façon réductrice et manichéenne à ma personne et à quelques mots prononcés par moi-même… Ces mots, j'assume leur tonalité directe et franche car ils sont fondés sur la réalité d'un quotidien vécu par une majorité de nos concitoyens dans les cités. Au surplus, j'estime que le "politiquement correct" et la langue de bois qui prévaut depuis des décennies ne sont pas indifférents à la montée du vote extrémiste dont je combats depuis toujours les idées et les leaders.

Vous connaissez, semble-t-il, suffisamment "les quartiers" pour savoir, au fond de vous-même, que la situation est tendue depuis de longues années et que le malaise est profond. Votre film, "La haine", qui date de 1995, évoquait déjà ce malaise que des gouvernements, de droite comme de gauche, ont dû gérer avec plus ou moins de réussites. Limiter cette crise aux faits et gestes du Ministre de l'Intérieur, c'est, d'une certaine façon et une fois encore, passer à côté des vrais problèmes. Je mets cela sur le compte d'un coup de cœur mal placé. "

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 12:38


 

Suis-je pour ou contre le CPE ?

C'est fou ces sujets sur lesquels on est obligé de se positionner, sous peine de passer pour un con irresponsable.

J’avais tenté d’écrire un article sur le CPE. Parce que je n’avais pas d’opinion, et qu’il me semblait indispensable de m’en faire une. J’avais décidé d’en débattre, lamentablement, les modalités, alors que je ne les connaissais pas. Le CPE, pour moi comme pour la majorité des manifestants, se résumait à deux mots : précarité (à cause de la longueur de la période d’essai) et arbitraire (à cause de la non-motivation des licenciements).

Et puis j’avais lu sur le blog de Maître Eolas une analyse fort éclairante (et quasi-exhaustive, il me semble) de la loi qui l’avait instauré.

 Ce Monsieur démontait quelques-unes de mes angoisses empathiques (je dis « empathiques », parce qu’après tout, j’ai plus de 26 ans). Il n’était pas question d’abus de pouvoir, les salariés injustement licenciés pourraient compter sur les Prud’hommes, et ils auraient droit à des avantages non-négligeables :

  • ð      L’accès au bout d’un mois (contre un an habituellement) à une formation individuelle.
  • ð      Les titulaires du CPE peuvent bénéficier du LOCAPASS, qui permet à l’Etat de se porter garant sur un contrat de bail.
  • ð      La Fédération Française  Bancaire a soutenu que le CPE donnerait accès aux mêmes crédits qu’un CDI.
  • ð      Le droit à une allocation des ASSEDIC après 4 mois de cotisation, en cas de rupture du contrat, d’un montant de 490 euros par mois. S’il a cotisé 6 mois, le salarié rejoint le régime général, et touche une allocation indexée sur son salaire.

J’étais sortie de cette lecture quelque peu rassérénée, et avec une opinion contraire : j’étais devenue « pour ».

Chirac avait alors annoncé, le 31 mars 2006, qu’il rapporterait la période d’essai à un an, et qu’il rendrait obligatoire la motivation du licenciement. Les manifestants avaient cependant décidé de poursuivre leur mouvement.

Quelques questions annexes me taraudaient :

  • ð    Si le CPE n’était pas une chose si terrible en soi, quel en était son intérêt par rapport au vieux système CDD / CDI ? Par rapport à une période d’essai qui pouvait déjà se monter à 6 mois, reconduction des trois mois habituels oblige ?
  • ð    Le peu de bouleversements induit au regard du parcours, déjà précaire, et déjà chaotique du jeune demandeur d’emploi lambda (de stages interminables à un lointain CDI, en passant par des intérims, CDD, et périodes de non-emploi, idéalement indemnisées par un RMI ou par une allocation chômage durement méritée) ne me semblait pas justifier une telle mobilisation.
  • ð    La continuation du mouvement, malgré une volte-face significative de Chirac qui dénaturait le principe même du CPE dans une tentative de sauver l’honneur gouvernemental, ne me paraissait pas légitime.

Il fallait bien, tout le monde s’accordait à le dire, que le mouvement exprime autre chose, de plus fondamental, de plus profond.

Le 10 avril, Chirac annonce le retrait du CPE.

Les syndicats maintiennent leur préavis de grève pour le 11 avril.

Villepin fait une intervention au JT, invité par PPDA.

Il admet avoir ressenti le mouvement comme une « épreuve », et avoir mal anticipé les réactions des étudiants et lycéens. Il met le doigt sur un sentiment d’insécurité et une angoisse de la précarité largement répandus parmi les français.

Il dit qu’il faudra en tenir compte, désormais. Que s’il faut cependant trouver des solutions en faveur de l’emploi des jeunes, elles devront combiner flexibilité pour l’employeur et sécurité pour l’employé. Alors l’Etat va mettre la main à la poche pour rémunérer les entreprises qui embauchent des jeunes. Ce n’est pas forcément donner plus de flexibilité, mais c’est encourager l’investissement sur jeunes.

A suivre...


  


Le point de vue d'employeurs


Un de mes amis est patron d’une PME qu’il a fondée il y a deux ans. Le patron en France de la filiale d’un groupe étranger lui a conseillé de n’embaucher personne en CDI. Car si un seul de ses employés se retournait contre lui aux Prud’hommes, il devrait fermer son entreprise. Il ne dispose pas, en effet, après seulement deux ans d'activité, de la trésorerie nécessaire à une indemnisation. Alors il ne prend que des intérimaires. C’est compliqué pour lui, ça l’oblige à recruter en permanence. Il préfèrerait pouvoir compter sur des salariés.

 


Le point de vue d'un retraité


A lire, ici, l'article d'un boulanger retraité, qui n'a jamais connu le CPE...

 

 

Nos gouvernants sont-ils des cons machiavéliques ?


Special dedicace to Alice E. : Pourquoi les français ont-ils l’impression que leurs gouvernants prennent systématiquement des décisions qui vont à l’encontre de leurs intérêts ? L’intérêt d’un Premier Ministre n’est-il pas d’améliorer les choses, pour que le peuple en porte le crédit à son parti ? Et puis n’est-il pas conseillé par des experts qui en savent un peu plus long sur la question de l’emploi qu’un employé lambda ?

Pourquoi, enfin, ne donne-t-on pas une chance à des mesures votées par une assemblée nationale dont les représentants ont été élus par le peuple ?

 

Je veux bien que Chirac ait été élu par défaut. Mais vos députés ???
 


 Une jeunesse frileuse, une France frustrée

Par ailleurs, je m’interroge sur cette peur de l’insécurité qui, semble-t-il, caractérise la génération qui monte. Quand on sait que 80% des jeunes veulent devenir fonctionnaires, on flippe. Tout de même.

Ma cousine, qui est une future ex-journaliste, et qui est bien à gauche (dans les deux sens du terme) me reprochait ma position sur la flexibilité de l'emploi. Elle me disait : "c'est facile pour toi, avec les diplômes que tu as, et surtout avec ton caractère. L'adaptabilité, la flexibilité, c'est ton truc. Bien sûr, toi tu te vois bien changer de boulot tous les ans. Mais y'a pleins de gens qui n'en sont pas capables. Pleins de gens à qui ça fait peur. Pleins de gens qui ont besoin de sécurité. De faire confiance à leur employeur."
C'est un argument qui me touche. C'est vrai, pour moi c'est facile. Je n'ai pas d'enfants, je loue un appartement dont mes parents sont caution, j'ai beau mené une vie instable, changer de boulot souvent, être demandeur d'emploi entre deux, je sais que je ne dormirai jamais sous les ponts.


J'ai lu dans un canard l'interview d'un type. Moins de 26 ans. Il disait en gros que les "vieux" (les + de 26) étaient bien gentils de promouvoir le CPE. Mais il se demandait s'ils seraient d'accord eux, qu'on leur impose les mêmes conditions. Le risque d'être viré du jour au lendemain, sans motif énoncé. Je me le demande.


Sondage CSA du 29 mars, sur un échantillon représentatif de 907 personnes

 

Selon vous dans l’idéal, est-il souhaitable que l’Etat garantisse un travail pour tous, dans le public comme dans le privé ?

 

  • ð    Souhaitable : 87 %
  • ð    Pas souhaitable : 13 %

Selon vous, est-il possible que l’Etat garantisse un travail pour tous, dans le public comme dans le privé ?

 

  • ð    Possible : 48 %
  • ð    Pas possible : 52 %
 

 

 

La France vue de l'étranger

 

La presse internationale toute entière s’est gaussée de la mobilisation française.

Les français, vus par les médias américains, britanniques ou allemands, sont un peuple de rouspéteurs, têtus, naïvement accrochés à leurs acquis sociaux, frileux face au changement, inadaptés au monde moderne, inconscients des enjeux économiques, et qui court à sa propre perte en interdisant systématiquement toute réforme constructive, pourtant ô combien urgente.

 

Quelques citations : (sources : idéesdeFrance.fr, L'express, Courrier International)

 
« La France ne veut pas s’entendre dire qu’elle fait partie de la sphère de consommation, capitaliste et dirigée par l’économie américaine dans laquelle le monde s’engouffre. La France est différente. » C’est en ces termes, que Jason Burke, dans le Guardian, tente de définir la particularité française suite à la contestation anti-CPE (contrat première embauche).
« Pour comprendre la France moderne, le mot clef c’est : « précarité », mot intraduisible en anglais. » Ainsi Jason Burke poursuit en exprimant son incompréhension vis-à-vis du rejet d’un texte « qui offre, de loin, une meilleure sécurité d’emploi que les textes en Grande-Bretagne et même en Europe. »

En Allemagne, Kim Rahir, dans le Spiegel, stigmatise les Français : « tous les observateurs se demandent pourquoi ils descendent dans la rue dès qu’ils ne sont pas d’accord avec quelque chose.... Pas de sécurité, précarité, ceux sont les seules choses dont tout le monde parle là-bas ». Die Zeit fait remarquer que « le nombre des licenciements économiques a été divisé par deux depuis 1989, alors que les licenciements ‘pour raison individuelle’ ont doublé en même temps - vu que les contraintes légales sont moindres pour ce motif. Résultat : les salariés humiliés portent souvent plainte et les prud’hommes croulent sous le travail. »

De l'autre côté de l'Atlantique, le Wall Street Journal voit dans les manifestations "les derniers symptômes d'une démocratie malade". D'après le quotidien économique, "si la France veut renverser sa tendance (...) elle a besoin de mettre à bas les barrières de la législation du travail dans tous les secteurs, et pas seulement pour les moins de 26 ans."
Pour le New York Times, "le capitalisme est diabolisé au profit du souvenir d'un passé révolutionnaire romantisé".

Certains journaux font le rapprochement avec le non français au référendum: Jason Burke, du quotidien britannique The Observer , soupçonne la mobilisation d’être en fait une punition contre le gouvernement.
El Pais
, quotidien espagnol de centre gauche, estime que "comme pour la Constitution européenne, la France est victime de ses peurs ne veut pas aller de l'avant".

L'éditorialiste du quotidien espagnol El Mundo s'en prend aux "enfants gâtés de la gauche". Le journal s'étonne des méthodes de contestation adoptées par certains étudiants français à Rennes. "Avec une esthétique qui rappelle celle des conférences de presse d'ETA, la tête couverte d'une cagoule noire et de fausses armes à feu à la main, les jeunes ont insisté sur le fait qu'ils lutteront jusqu'au bout pour obtenir l'abrogation de la loi sur le contrat première embauche. Les syndicats et les étudiants ont d'ailleurs lancé un ultimatum pour le retrait de cette loi, fixé au 17 avril."

Du pont de vue de la politique française, "Le problème, écrit l'International Herald Tribune, c'est que la France manque d'hommes politiques capables de parler franchement, de solutions réelles et définitives". Pire, le même journal accuse Jacques Chirac d'avoir exacerbé le réflexe français de défense inconditionnelle des acquis sociaux, en cautionnant l'idée - de gauche - que tout risque individuel était inacceptable.

Quelques voix de gauche s'élèvent tout de même pour soutenir le mouvement. D'après le Financial Times Deutschland, le CPE "aggrave la discrimination à l'égard des jeunes". Le Guardian va plus loin et encourage les jeunes Français à ne pas suivre le "miracle économique" britannique. Et à réaliser "combien il y a à gagner en combattant dans les rues".

 

Les Français et le CPE

Sondage CSA du 29 mars, sur un échantillon représentatif de 907 personnes

 

  • ð    12 % des français sont pour le maintien du CPE tel qu’il est
  • ð    42 % sont pour sa suspension en attendant de trouver une solution
  • ð    41 % sont pour son retrait
  • ð    5 % ne se prononcent pas

 J'aimerais connaître le nombre de français qui vouaient un retrait ou une suspension pour faire cesser les manifestations.



 

 

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