_________________

  • : Snapshots
  • Snapshots
  • : Instantanés épars d'actualité expérimentale
  • Contact

V comme visiteurs



personnes sur Over-Blog.
  visiteur(s) sur ce blog.

Snapshots, un blog à vocation informativo-réflectivo-divertissante

Vous trouverez  dans la rubric à brac (colonne de gauche !) :

  • Snapshots : Ou comment je pense en temps réel, et comment ça n'est pas toujours heureux (mais je vais m'améliorer). Et puis des mises en lumière.
    Coups de gueule, coups de coeur : mes petites indignations et mes grands enthousiasmes.
  • J'ai testé pour vous... : le récit de mes aventures; last update : Vipassana.
    Relai d'investigation : pour l'instant, Loose change - retour sur le 11 septembre : la synthèse non-exhaustive de mes pérégrinations sur le web.
  • 1001 idées - pour une révolution pacifiste : rubrique à visée coopérative. Creusez-vous la cervelle !
    La culture qui élève  : retours et réflexions sur des documentaires, notamment du Festival Internationational du Film des Droits de l'Homme
  • Vertitude : des idées pour agir au quotidien pour l'environnement, des informations.
  • Science en marche : innovations, enjeux, ratés et insolites.
    Politique(s) français(e) : le jour de gloire de la patrie n'est pas arrivé.
    Europe et pré-Europe : petites et grandes histoire(s) et préhistoire(s) de l'Europe
    Etats-des(Unis) : Outre-atlantique
    Mémos d'outre-monde : ailleurs aussi, le monde bouge.
  • Insolites et inutiles : le best-of des dépèches divertissantes et/ou inconsistantes
  • Albums photos - dans la colonne de droite. Voyages littéraires...

    La liste des articles est disponible
    ici.
    Vous voulez me contacter ? Clickez
    ici.
    Vous voulez être tenu au courant ? Inscrivez-vous à ma Niouzeletter.
    Et surtout, surtout, laissez-moi vos commentaires.

2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 14:53
 
Repost 0
14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 13:01
    Pas de nouvel article pendant une semaine ou deux.... mais vous pouvez fouiller dans les archives, me laisser des commentaires, ou m'envoyer des suggestions d'article par mail.

    Bonne lecture.
Repost 0
13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 15:49

La belle hypocrisie

 

LUXEMBOURG (AFP) - "La Turquie et la Croatie sont entrées lundi soir dans la phase concrète de leurs négociations d'adhésion avec l'UE, "une journée à marquer d'une pierre blanche" selon Ankara qui s'est cependant vu infliger un carton jaune sur ses relations avec Chypre.

Après plusieurs jours d'incertitude due à l'opposition de Chypre, les ministres européens des Affaires étrangères ont finalement trouvé un accord pour ouvrir avec la Turquie le premier des 35 chapitres thématiques qui jalonnent les négociations d'adhésion, celui sur la science et la recherche.

Cette ouverture a pu se faire peu avant minuit (21h15 GMT) lundi avec le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül, quelques heures seulement après l'ouverture de ce même chapitre avec la Croatie, qui n'avait suscité aucune polémique. "C'est une journée à marquer d'une pierre blanche", a déclaré M. Gül, alors que le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn parlait de "pas en avant important".


Les responsables de l'UE comme M. Gül n'ont cependant pas caché la difficulté avec laquelle, une fois encore, ce "nouveau jalon" dans les relations UE-Ankara avait été franchi.

En même temps qu'ils envoyaient ce "signe d'encouragement" à la Turquie, les 25 ont en effet adopté lundi, pour lever l'opposition de Nicosie, une déclaration représentant pour Ankara un sérieux avertissement à améliorer rapidement ses relations avec la partie chypriote grecque, entrée dans l'UE en 2004. M. Rehn a expliqué que les 25 demandaient à la Turquie de laisser pénétrer sur son territoire "le plus rapidement possible" les avions et navires chypriotes grecs, comme le prévoient l'union douanière entre l'UE et la Turquie et le protocole dit d'Ankara, que la Turquie a signé en juillet dernier mais jamais ratifié.

"Un échec de la Turquie à appliquer pleinement toutes ses obligations affecterait le progrès général des négociations", ont averti les 25 dans leur déclaration de principe. Avec cette formulation, le ministre néerlandais Ben Bot a indiqué que les 25 menaçaient clairement Ankara d'une "interruption des négociations" d'adhésion si aucun changement n'était visible d'ici "quelques mois". Chypre est coupée en deux depuis que l'armée turque a envahi sa partie nord en 1974, après un coup d'Etat d'ultranationalistes chypriotes grecs soutenus par la junte alors au pouvoir à Athènes, qui voulaient rattacher l'île à la Grèce. M. Gül a défendu la position turque, justifiant le non-respect par la Turquie du protocole d'Ankara par l'absence de règlement à la division de Chypre, coupée en deux depuis 1974. "Il ne faut pas se tromper de sujet et chacun doit faire de son mieux pour essayer de régler cette question chypriote", a souligné M. Gül. "Cette situation ne devrait en aucun cas mettre en péril nos relations, ce n'est dans l'intérêt de personne", a-t-il ajouté. M. Rehn a cependant souligné que la question chypriote n'était pas le seul obstacle au bon déroulement des négociations avec la Turquie.

"Il n'y aura pas de progrès réel des négociations s'il n'y a pas de progrès réel de la situation politique en Turquie", a-t-il fait valoir. Il a notamment exigé des progrès d'ici le rapport sur la Turquie que doit présenter la Commission "fin octobre-début novembre" en matière de liberté d'expression, de liberté de culte et de droits des minorités -- trois questions sensibles dans les négociations avec ce pays à majorité musulmane. Ces exigences confirment combien les pourparlers d'adhésion avec la Turquie sont difficiles. En octobre, l'ouverture formelle des négociations d'adhésion avait déjà été laborieuse. Plusieurs Etats membres, notamment l'Autriche, étaient hostiles à une adhésion à terme de ce pays à cheval entre l'Europe et l'Asie.

Même si les 25 sont devenus généralement réticents à tout nouvel élargissement, les discussions sont bien plus faciles avec la Croatie. Zagreb conserve d'ailleurs une perspective d'adhésion relativement proche, le commissaire européen à l'élargissement estimant possible de conclure les négociations vers "la fin de la décennie". Pour la Turquie, personne ne parle de date et tout le monde sait que les pourparlers prendront au moins 10 ans."

Repost 0
13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 14:47


Communication gouvernementale sur une réduction de coûts, information et syndicats


Le ministre français de l'Education Nationale, Gilles de Robien, a annoncé mardi 13 juin sur LCI que 7000 postes de fonctionnaires seraient supprimés dans l'Education.

Il a ajouté qu '"il n'y aura aucune diminution du rapport enseignant-élève, de façon à ce que ce taux d'encadrement reste identique"

Logiquement, pour que ce taux reste identique, on suppose tout de suite qu'il y aura moins d'élèves en 2007 qu'en 2006. Mais ce n'est pas la bonne explication.

Gilles de Robien précise : "Il y a eu un audit qui a été fait et qui a montré qu'il y avait 28.000 équivalents temps plein aujourd'hui qui n'étaient pas devant les élèves".

Ca veut dire quoi ? Que l'équivalent-horaire de 28 000 professeurs par an est payé à être disponible. Au cas où.

L'AFP qui sort l'information raconte la même histoire, en ajoutant une petite phrase qui me laisse perplexe : "Sans préciser comment le taux d'encadrement restera identique avec ces 7.000 suppressions de postes, Gilles de Robien a assuré que la moyenne du nombre d'élèves par classe "est de 24", et que "l'année prochaine, la moyenne sera exactement de 24 (élèves)" "

Or il semble évident au vu des lignes précédentes (que j'ai lues dans la dépèche elle-même) que M. De Robien souhaite supprimer un quart des postes de professeurs non-employés (qui effectuent, en général, des remplacements).

Evidemment les syndicats sont très très en colère, comme ils se doivent de l'être. On peut presque les comprendre. Nous aussi on aimerait voir des classes de dix élèves emmenées par des profs compétents et disponibles. Mais ce serait oublier que les syndicats sont à la source de tous les blocages pour tenter de réformer notre chère Education. Et que l'Education est dans un noir marasme, indépendamment du nombre d'élèves par classe (je ferai un article dessus à l'occasion)

L'AFP, par sa dépèche tendancieuse, qui sera sans doute reprise par 20 mn et Métro et moultes médias et sites web, complique le travail de communication du gouvernement (qui est déjà proche de la nullité). Et passe outre son devoir de neutralité.

Zéro pointé, donc, pour l'AFP.



PARIS (AFP) - Le taux d'encadrement des élèves ne changera pas en 2007 par rapport à 2006", a déclaré mardi matin sur LCI le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, après l'annonce lundi soir de la suppression de 7.000 postes de fonctionnaires dans l'Education nationale.

"La prochaine rentrée 2006, elle est évidemment complètement préparée, et la rentrée 2007 se passera très bien. Je peux vous dire que le taux d'encadrement des élèves ne changera pas en 2007 par rapport à 2006. Il ne changera pas, je peux le certifier, il n'y aura aucune diminution du rapport enseignant-élève, de façon à ce que ce taux d'encadrement reste identique" a insisté Gilles de Robien.

"L'Education nationale, c'est 1. 243 855 personnes (...) Il y a eu un audit qui a été fait et qui a montré qu'il y avait 28.000 équivalents temps plein aujourd'hui qui n'étaient pas devant les élèves", a-t-il ajouté. Par ailleurs, il n'a pas exclu de "rencontrer les partenaires sociaux parce qu'il y a très honnêtement des décharges de professeurs qui ne sont pas toujours justifiées".

Sans préciser comment le taux d'encadrement restera identique avec ces 7.000 suppressions de postes, Gilles de Robien a assuré que la moyenne du nombre d'élèves par classe "est de 24", et que "l'année prochaine, la moyenne sera exactement de 24 (élèves)". Le gouvernement Villepin a décidé la suppression nette de 15.000 postes de fonctionnaires dans le budget 2007, dont un peu plus de 7.000 au sein de l'Education nationale, a annoncé lundi soir l'entourage du Premier ministre Dominique de Villepin.

Cette réduction, qui constitue quasiment le triple de celle enregistrée en 2006 (-5.300), représente "500 à 600 millions d'économies", une somme qui sera pour moitié rétrocédée aux administrations concernées, a-t-on précisé à Matignon dans le cadre de la présentation des lettres plafonds, envoyées le même jour aux ministères.

Cette décision a provoqué une levée de bouclier chez les syndicats de l'Education. Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, s'est notamment déclaré "très en colère" après cette annonce. Il a assuré mardi à propos des 8.700 suppressions de postes dans l'Education qu'"on a un système éducatif où il n'y a plus de mauvaise graisse, il n'y a plus que l'os et on entaille l'os". "Ca s'ajoute: on a eu la purge, maintenant on a la saignée", a-t-il expliqué, en référence aux coupes nettes successives de milliers de postes d'enseignants depuis plusieurs années.

"L'Etat en tant qu'employeur fait un plan social qui ferait hurler tous les ministres si une entreprise privée le faisait", a-t-il constaté. Il a estimé que ces nouvelles suppressions d'emplois revenaient à "sacrifier l'avenir des jeunes". "Comment faire mieux réussir des jeunes si vous surchargez les classes, si vous réduisez les possibilités de remplacement, ce qui va se passer, si vous réduisez l'offre de formation en terme d'options et de filières dans l'enseignement professionnel ?", a-t-il interrogé.

Pour sa part, le secrétaire général du syndicat des enseignants (SE-Unsa), Luc Bérille a qualifié mardi dans un communiqué de "massacre à la tronçonneuse" ces suppressions de poste annoncées."

Repost 0
12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 11:55

Les choses avancent(-elles ?) sur le dossier du futur statut du Kosovo


Par EuroNews

 Photo
Video Voir la vidéo
Une réunion au plus haut niveau, entre Belgrade et Pristina, sera organisée avant la fin juillet. L'envoyé spécial de l'ONU chargé des négociations, Martti Ahtisaari, a annoncé la rencontre à l'issue d'une visite de trois jours au Kosovo, où il avait été accueilli vendredi par une manifestation d'indépendantistes albanais. La province serbe à majorité albanaise réclame en effet son indépendance, inacceptable pour Belgrade qui propose une large autonomie. Et l'indépendance toute neuve du Monténégro voisin ne fait que renforcer la détermination des Albanais. Mais au Kosovo vivent aussi des Serbes. L'envoyé spécial de l'ONU qui s'est rendu hier matin dans le nord de la province, où ils sont majoritaires, a exhorté les autorités de Pristina à être plus compréhensives avec eux. Les Serbes du Kosovo ont en effet rompu la semaine dernière leurs relations avec les institutions de la province, suite à un vague de violences anti-serbe qui a fait un mort.

Repost 0
12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 10:35
Un exemple criant à Grenoble :


Contexte

Le 2 Juin, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG) et le Conseil Général de l’Isère, inaugurent Minatec, le plus grand pôle de recherche publique européen pour les nanotechnologies.


Les nanotechnologies, c'est quoi ?

Les nanotechnologies visent à étudier, produire et manipuler des objets et des matériaux à l'échelle du nanomètre, soit 10-9 mètre (0,000000001 mètre), c'est à dire à l'echelle des molécules et des atomes. On utilise le qualificatif nanomatériau pour des objets dont la taille est plus petite que 100 nanomètres. Les nouvelles applications des nanotechnologies résident dans le fait que les nanomatériaux ont des propriétés bien différentes des propriétés des matériaux massiques.
De nombreux enjeux en découlent :
  • nanomatériaux, par exemple les nanotubes ;
  • nanomachines et nanorobots ;
  • nouveaux microprocesseurs ;
  • nanobiologies et nanobiotechnologies ;
  • nanomédecin ;
  • nanomédecine.
De nombreuses applications militaires sont également en projet en France et aux USA (micro-drones, armes nano-encapsulées, "poussières de détection" intelligentes etc.).


Critique

Selon certains, ces technologies engagent la société entière dans un modèle de développement "sécuritaire" que les citoyens n'ont pas eu la possibilité de choisir car on ne leur en a pas présenté les enjeux. Certains se demandent quel pouvoir de décision ont les citoyens sur les choix technologiques en démocratie. Ils soulignent la répression de la manifestation contre l'inauguration de Minatec pour exprimer l'idée selon laquelle les citoyens n'auraient pas ce pouvoir.

Or la mise en relation des nanotechnologies avec l'information et le biologique introduit des possibilités inédites dont les effets pervers à court et moyen terme (applications militaires, traçage des citoyens, biométrie etc. ) sont en train de s'engager. Le marché de la biométrie est en pleine croissance et des puces sous-cutanées sont déjà employées pour implanter non seulement les animaux mais déja, dans certains pays, des êtres humains. En Espagne, une boîte de nuit utilise ce système en offrant des cadeaux aux volontaires. Les opposants aux "nécrotechnologies pensent que les médias français (dont ils soulignent qu'ils sont souvent liés aux marchands d'armes) dont le rôle est d'informer, semblent aujourd'hui être incapables d'esprit critique devant les nanotechnologies. Pour eux, il semble plutôt que l'opinion est préparée pour n'en voir strictement que le "bon coté", c'est à dire de nouveaux gadgets à consommer. Beaucoup pensent que l'utilisation des fonds alloués aux nanotechnologies dans leurs aspects militaires et sécuritaires devraient être utilisés autrement, afin d'apporter un réel bénéfice aux citoyens.

Source : Wikipedia
Pour en savoir plus sur les craintes des opposants, un livre.


Contestation anti-Minatec

Le 1er Juin 2006, plus d'un millier de personnes ont manifesté à Grenoble contre Minatec et son monde. De midi à 14h, la manifestation s'est déroulée sans encombres A l'approche du site de Minatec, un policier en civil a tiré dans la foule avec son flash ball, touchant des personnes aux jambes. S'en sont suivies des charges de police obligeant les manifestants à se disperser (nombreuses interpellations, gazs lacrymogènes, blocage de la manifestation). Deux cent personnes se sont ensuite regroupées pacifiquement place Saint Bruno et se sont assises dans l'herbe. Les policiers ont alors chargé massivement. Une jeune fille a été grièvement blessée à la tête par un tir de grenade à fragmentation; elle a été emmenée d'urgence à l'hopital avec un morceau de la joue arrachée. Les nombreux passants et commerçants ont été extrêmement choqués par ces actes démesurés de violences policières.

Source : Indymedia Grenoble


Censure de la presse

En fouillant sur le web, on ne trouve que peu d'échos à ces évènements.
Rebellyon parle de censure en ces mots :
"Soudain Grenoble disparaît du paysage de la presse du pouvoir et de l'argent , des flash et des Jt des télévisions gouvernementale, pas une seule information n'a filtrée sur les médias nationaux et gouvernementaux.

Seul le Daubiné libéré un fleuron local de la presse du pouvoir et de l'argent et de la presse des Dassault - Lagardère en a " parlé " et encore on imagine en quels termes , et les inénarrables France gouvernement 3 section auvergne rhone alpes, nous ressortant les mémes clichés entre " gentils manifestants pacifistes " et méchant " casseurs " anarchistes et " anti médias "parlant a peine de notre amie de lutte blessée grièvement , le commentaires du suce micro se bornant a dire qu'elle fut blessée " par un étui de grenade lacrymogène , alors que tout les témoignages s'accordent a dire que les flics ont utilisés des flash balls et des " grenades assourdissantes " pour disperser une " poignée " d'agités " irréductibles "



Témoignage de la répression : mail reçu ce jour d'une amie grenobloise

"Salut à toutes et tous,

Comme je vous l'avais annoncé, avait lieu à Grenoble jeudi dernier une manifestation contre l'inauguration de Minatec, et contre le monde nécro-technologique que nous préparent les nanotechnologies.

Comme on pouvait s'y attendre, le dispositif policier était impressionnant. Comme on pouvait l'imaginer depuis les manifestations anti-CPE de Grenoble, la police a eu le lacrymo et le Flash-ball faciles : une jeune manifestante a été défigurée par un tir dans la joue et opérée le soir-même, alors qu'elle était assise sur un banc au milieu d'un rassemblement pacifique.

Comme vous le savez, je suis membre du collectif "Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies" qui appelait à cette manifestation et tentait de l'organiser (débats les jours précédents et hébergement collectif des extérieurs à Grenoble) dans la mesure de ses faibles moyens. Mon colocataire Samuel aussi, mais lui c'est encore pire puisqu'il a parlé dans le mégaphone pendant la manifestation.

Pendant la manif, avant la dispersion, la vitrine d'une banque a été entièrement détruite par quelques personnes, que nous ne connaissons pas. Donc, pour la Police, je suis coupable d'avoir "participé à un attroupement armé" et Samuel est coupable "d'incitation à la destruction de biens en réunion".

Donc, nous avons été tous les deux interpellés le lendemain matin vers 9h30, alors que nous nous rendions en vélo vers le centre-ville pour y diffuser des tracts, ou peut-être juste nous reposer car nous nous étions levés à 5h00 du matin afin de veiller sur les gens dormant dans le lieu d'hébergement.

Je ne vous raconterai pas en détail les 10h de garde-à-vue qui ont suivi, juste quelques moments forts :
- fouille au corps (nudité totale),
- découverte des cellules de béton de garde-à-vue,
- transport menottes au poignet à notre domicile pour perquisition, pour y chercher des armes (ce n'est pas une blague),
- pression psychologique intense lors de notre refus de nous soumettre à un prélèvement ADN, notamment pour nous faire croire que cette décision entrainerait la prolongation de la garde-à-vue et une nuit passée en prison préventive,
- audition, où nous découvrons qu'un policier infiltré parmi les manifestants ces derniers jours nous auraient vu "applaudir" lors de la casse de la banque, et Samuel dire "on va péter un laboratoire". (tissu de mensonges incohérent).

Nous sommes finalement convoqués au tribunal de Grenoble le lundi 19 juin à 14h00, où nous serons jugés pour "avoir participé volontairement à un attroupement après sommations et dispersion".

Quant au refus de prélèvement ADN, il constitue un autre délit (le saviez-vous ?? et oui, Bienvenue à Gattaca, le Meilleur des Mondes des lois Perben 2) mais ça c'est le dessert, ce sera pour plus tard.

Nous sommes donc jugés, pour être restés dans la rue alors que les CRS pourchassaient les manifestant-e-s à coups de matraque, de lacrymogènes et de Flash-balls tirés à hauteur de visage. Nous sommes jugés parce que notre colère face à cette répression, a été plus forte que notre peur des cogneurs de la Brigade Anti Criminalité en chasse et en tenue de combat.

Je m'arrête là, vous comprenez que je suis toujours, plus que jamais, en colère.

Il me reste une chose, une seule, à vous demander : si vous pensez que notre arrestation est injuste et indigne d'un pays qui se dit "des Droits de l'Homme", si vous ne voulez pas que nous soyions condamnés à 2 à 4 mois de prison avec sursis pour rien (c'est vraisemblablement ce que nous allons prendre) : diffusez cette histoire autour de vous, parlez-en, dites à tout le monde qu'aujourd'hui en France, c'est le simple droit de manifester qui est menacé.

Il ne s'agit plus aujourd'hui de se demander si nous sommes encore en démocratie. Face à la dictature qui s'installe en France, loi après loi, se nourrissant de la misère et de la résignation du plus grand nombre, du silence des nantis et de la cacophonie des médias, il s'agit de choisir son camp.

A bientôt, grosses bises

Lucas"


Suites et poursuites

La lettre de Samuel, trouvée sur le web :

"Bonjour cher-e-s ami-e-s,

Comme vous le savez sans doute déjà, mon colocataire Lucas et moi avons subi les foudres de la répression policière suite à notre participation à la première manifestation mondiale contre les nécrotechnologies et contre Minatec, le 1er juin dernier.

Interpellés dans la rue le 2 juin, nous avons été placés en garde à vue pendant 10 heures, avec, à la clé, deux procès. Le premier procès pour «participation à un attroupement après les sommations de dispersion » (bref, pour avoir manifesté contre Minatec). Le second procès pour refus de prélèvement ADN. Vous trouverez en pièce jointe deux articles relatant les faits, ainsi qu'un article du journal Le Monde décrivant l'opposition aux nécrotechnologies.

Une semaine après cette garde à vue éprouvante, l'émotion est passée, sauf ma colère. Au fond, ce qu'on me reproche, c'est le fait d'être un opposant politique. C'est d'avoir exprimé, partout où je le pouvais (médias, textes, débats publics, mégaphone...), ma colère contre une science au service des multinationales et des militaires, contre une course au hightech qui néglige ses conséquences écologiques et sociales, contre la confusion entre progrès technique et progrès social. C'est d'avoir dénoncé les applications policières des nanotechnologies, qui rendront la résistance à l'ordre établi de plus en plus difficile (biométrie, vidéosurveillance intelligente, puces sous-cutanées, etc.), une société de plus en plus contrôlée, conformisée, excluante. C'est enfin d'avoir exprimé le souhait d'une recherche scientifique au service du Bien commun, contrôlée par la population.

Vous pouvez m'entendre, en stéréo et pendant 20 minutes, expliquer en détail les raisons de ma colère dans l'émission « Là-bas si j'y suis » du 2 juin sur France Inter, en clickant ici.

Toujours est-il que deux procès nous attendent. Le moral est plutôt bon, mais nous avons besoin de soutien. C'est pourquoi je me permets, exceptionnellement, de vous envoyer ce courriel général.

Pour nous aider, vous pouvez à votre gré :

- venir à notre réunion de soutien mardi 13 juin, 19h, dans le petit parc en face de la Maison des Associations, rue Berthe de Boissieux, Grenoble.
- assister au premier procès, le 19 juin à 14h, au Tribunal de Grenoble, près de la gare, rue Pierre Semard.
- faire circuler l'info autour de vous.
- nous soutenir financièrement (avocats, amendes, communication...).

J'aurai aussi peut-être besoin de témoignages, mais nous attendons l'avis de notre avocat.

D'autres personnes ont aussi besoin de soutien, et notamment Clémentine, manifestante pacifique dont la joue a été transpercée par une grenade à fragmentation. Son procès est fixé au 10 janvier 2007.

En vous remerciant d'avance, amitiées,

Samuël

P.S : pour en savoir plus : le site d'OGN "



Repost 0
11 juin 2006 7 11 /06 /juin /2006 21:24


A lire jusqu'au bout....

ça fait froid dans le dos.


PARIS (AFP) - Les estivants sont invités à se mobiliser cet été contre les déchets qui transforment bains de mer en plongeons dans les sacs de plastique et bains de soleil en inhalations de mégots, dans une campagne lancée dimanche par le ministère de l'Ecologie.

La campagne "Ports et littorals propres" rappelle que la pollution du milieu marin provient en bonne partie des déchets déposés par les particuliers, en mer mais aussi depuis la terre ferme, via les rivières ou les égoûts. Le ministère va distribuer, en anglais et en français, 10.000 affiches sur les côtes françaises rappelant que "certaines traces ne s'effacent pas".

Lors de son expédition à Clipperton en 2005, l'explorateur Jean-Louis Etienne avait été saisi par la quantité de bouteilles plastique, baskets éventrées, filets de pêche et même téléviseurs échoués sur cet îlot au coeur du Pacifique: à 1.200 km des côtes les plus proches, ses équipes avaient collecté plus de 30 t de déchets, déposés en couronne autour de l'îlot de 7 km2.

Les 4 tonnes de déchets ramassées par 140 bénévoles sur les plages de Plouvenon (Côtes d'Armor) en mars dernier ou les 16.600 m3 collectés sur le littoral aquitain chaque année sont autant de signaux d'alarme, comme les 89 tonnes récupérées en mer au cours de l'année 2004, grâce à l'implication des pêcheurs.

Outre les désagréments qu'elle occasionne aux vacanciers, la présence de mégots, d'emballages ou de canettes sur les plages oblige à les nettoyer en passant des cribleuses mécaniques sur les grèves: ce raclage, note le ministère, en plus de retirer du sable à chaque passage, ramasse également tous les débris naturels que sont les algues ou les bois flottés, nécessaires au bon fonctionnement du milieu naturel marin.

En mer, le vagabondage des macrodéchets (visibles à l'oeil nu) produit un effet désastreux sur la faune et la flore, relève Isabelle Poitou, initiatrice de l'Observatoire des déchets en milieux aquatiques (Odema), associé notamment avec les surfers de la Surfrider Foundation en Europe et les plongeurs de la fédération française pour recenser les déchets.

Les plastiques, qui représentent 60 à 95% des déchets selon les sites, tuent poissons, tortues, oiseaux et mammifères, par enchevêtrement ou par ingestion: "De plus en plus, on retrouve simplement un squelette avec un sac plastique dedans", note Mme Poitou. "En outre, on ignore encore quel est l'impact réel de la dissolution des particules de plastique sur la fertilité des espèces ou sur les micro-organismes", explique-t-elle.


Une étude de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) a permis d'estimer les quantités considérables de déchets gisant au fond des mers: 150 M d'objets pour la Mer du nord, 50 M pour le Golfe de Gascogne, 300 M dans le bassin méditerranéen et 40 M en Adriatique... Même à 2.500 m de fond sous la banquise arctique, on compte encore 60 déchets au km2."

Repost 0
Published by OneShot - dans Vertitude
commenter cet article
10 juin 2006 6 10 /06 /juin /2006 19:29

Graine de révolution... sur laquelle prendre de la graine


"ROME (AFP) - Poussés par une bande d'étudiants déterminés à secouer leurs aînés et à sortir le racket mafieux du silence, une centaine de commerçants de Palerme (Sicile) ont décidé de briser l'omerta et d'afficher publiquement leur "non" à l'extorsion.

"Un peuple entier qui paie le +pizzo+ (impôt mafieux) est un peuple sans dignité."

Il y a deux ans, par une belle nuit d'été sicilienne, les murs du centre de Palerme furent recouverts de ce slogan provocateur, tamponné noir sur blanc sur des centaines de petits adhésifs anonymes.

A l'origine de l'initiative, une poignée d'étudiants sans complexes et pour la plupart sans appartenance politique, mais décidés à "réveiller les consciences sur un problème que plus personne ne voulait voir à Palerme, alors que selon des estimations, quatre commerçants sur cinq s'acquittent du pizzo", explique Daniele Marannano, 21 ans.

Dans la foulée, les médias locaux s'interrogent sur ces messages sans signature et l'opinion publique se partage sur l'opportunité de défier ainsi la mafia locale. Le mystère s'épaissit tellement que le préfet convoque un comité extraordinaire pour la "sécurité et l'ordre public".

"Quand on s'est rendu compte que le +coup des autocollants+ avait marché, on est sorti du silence, puis on est allé chercher des commerçants pour les convaincre un par un de continuer l'aventure avec nous", poursuit Barbara Giangravè, étudiante en communication de 24 ans.

Boutique de vêtements, pizzerias, agences de voyage ou services aux entreprises, plus d'une centaine de gérants s'engagent désormais publiquement à refuser le racket mafieux et à dénoncer d'éventuels extorqueurs.

Et si tous savent qu'en 1991, à une époque où Cosa Nostra faisait parler volontiers les armes, l'entrepreneur Libero Grasso avait payé de sa vie ce genre de bravade, les rebelles ont accepté que les noms de leurs enseignes, leurs adresses et numéros de téléphone soient consultables sur internet."

Par Andrea BAMBINO
sam 10 jui, 16h19

Repost 0
10 juin 2006 6 10 /06 /juin /2006 11:51
Repost 0
8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 17:52
"Des salles de chat surveillées. Des blogs détruits. Des sites Web bloqués. Des moteurs de recherche bridés. Des personnes emprisonnées simplement pour avoir posté et partagé de l’information.

Internet est une nouvelle frontière dans la lutte pour les droits humains. Avec l’aide de quelques-unes des plus grandes sociétés de technologie de l’information de la planète, des gouvernements ont pris des mesures énergiques pour brider la liberté d’expression.

Amnesty International, avec le soutien de The Observer, lance une campagne pour montrer que, avec ou sans Internet, les opinions humaines et les droits humains sont impossibles à réprimer."


Quelqun ne veut pas que ceci soit publié :

Repost 0