PARIS (AFP) - Le lapsus commis par Dominique de Villepin, parlant de "démission" au lieu de "décision" du Conseil constitutionnel sur le CPE, rappelle d'autres "cuirs" de certains de ses prédécesseurs à Matignon.
"Nous avons des institutions républicaines et nous devons les respecter", a déclaré le Premier ministre, lors des questions d'actualité à l'Assemblée mercredi, en réponse à François Hollande (PS), qui lui réclamait une nouvelle fois le retrait du contrat première embauche. "Attendons le Conseil constitutionnel qui prendra sa démission demain", a-t-il ajouté, avant de marquer une pause et de se reprendre: "qui prendra sa décision demain". Voici quelques autres lapsus célèbres de Premiers ministres: Raymond Barre (1976-1981) - 3 oct 1980 - Exprimant son indignation après l'attentat antisémite de la rue Copernic : "Cet attentat odieux qui voulait frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic". Michel Rocard (1988-1991) - 29 juin 1988 - A deux reprises, il qualifie de "décret" le projet de loi sur le transfert du pouvoir exécutif en Nouvelle-Caledonie au Haut-commissaire de la République. Lionel Jospin (1997-2002) - 5 mars 1998 - Evoquant les fruits de la croissance, Lionel Jospin explique que la majorité plurielle compte "effectivement les faire pousser et mûrir" et plaisante sur un lapsus qu'il vient de faire en disant qu'il allait les "faire pourrir". - 19 oct 2000 - Il gratifie la député RPR Roselyne Bachelot d'un "monsieur" et plaisante sur son lapsus pour aussitôt en commettre un autre en évoquant la candidature d'Elisabeth Guigou "à Matignon" au lieu d'Avignon. Jean-Pierre Raffarin (2002-2005) - 16 oct 2003 - Discourant devant l'Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN), il évoque "la dynamique de dépense", au lieu de la "dynamique de défense".
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lundi 3 avril 2006, 12h35
PARIS (AFP) - Le jury du prix "Press club, humour et politique" a procédé à une nouvelle sélection de cinq "petites phrases" drôles ou persifleuses, pour son prix qui sera décerné en juin 2006.
Composé de 17 membres, le jury est présidé par Jean Miot, ex-président de l'AFP. Une dernière sélection aura lieu fin mai. L'une des phrases retenues est due à Ségolène Royal: "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit". Jean-Pierre Raffarin a été sélectionné pour avoir dit de la présidente de la région Poitou-Charentes: "Ségolène, elle séduit au loin et irrite au près". Bernadette Chirac figure aussi dans la sélection pour un propos sur Dominique de Villepin: "Je ne l'ai pas beaucoup côtoyé à l'Elysée, on peut ne pas prendre le même escalier". Les deux dernières phrases sélectionnées sont de Dominique de Villepin et de Nicolas Sarkozy. Le Premier ministre pour avoir dit à propos des manifestations anti-CPE: "J'entends ceux qui manifestent mais j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas". Le ministre de l'Intérieur pour avoir répondu à Dominique de Villepin: "En France, ce ne sont pas les couilles que l'on coupe mais la tête". (Il répondait à une affirmation de Dominique de Villepin disant: "Nous sommes en 14, c'est la guerre des tranchées, moi j'ai des couilles", selon le communiqué du Press Club). Le prix "Press club, humour et politique" 2005 avait été décerné à Nicolas Sarkozy pour sa déclaration: "je ne suis candidat à rien".
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