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Préambule
Loose Change, (ici ou là pour les versions françaises) documentaire du jeune réalisateur américain Dylan Avery, a été distribué une première fois en avril 2005. 1000 DVD en avaient alors été fournis gratuitement, via le web. La seconde version est sortie en février 2006. C’est cette dernière que j’ai pu visionner.
Le sujet est brûlant : il s’agit de démontrer que
la version officielle des évènements du 11 septembre 2001 – soit « 19 terroristes d’Al Qaida armés de cutter détournent quatre avions de ligne américains pour les précipiter contre des
cibles stratégiques, avec un taux de succès de 75% » - ne tient pas la route. Et tabou : tout le monde se rappelle la campagne de dénigrement du livre de Thierry Meyssan,
« l’effroyable imposture », sorti en mars 2002. Il soutenait la thèse selon laquelle aucun avion de ligne n’avait heurté le Pentagone.
Sauf que le documentaire est très convaincant. Pas parfait certes, mais très documenté, à partir de sources qui sont largement vérifiables. Alors j’ai passé quelques jours à fouiller le web pour y trouver des informations.
On peut polémiquer à l’infini sur le talent du très controversé réalisateur, sur sa technique, et sur ses méthodes. Certes, Loose change ne donne pas une version alternative claire et finie des évènements du 11 septembre. Certes, il y a des imprécisions, des légèretés, des flous artistiques, des affirmations hasardeuses. Mais Dylan Avery met le doigt sur de graves incohérences, démonte quelques-unes des thèses officielles, et a le mérite de poser des questions qui appellent indubitablement des réponses précises.
J’ai moi-même été choquée en regardant le film. Il semble qu’au mieux, le gouvernement américain ait été au courant des attentats prévus. Qu’il ait peut-être tout fait pour les faciliter. Qu’au pire il les ait lui–même organisés. Quoiqu’il en soit, c’est immonde. Et la vérité fait peur.
Il est très difficile d’admettre – même si l’on soupçonne déjà l’insondable cynisme de nos dirigeants – qu’un gouvernement ait accepté de sacrifier des milliers de vie, qui plus est celles de compatriotes, à des intérêts individuels, soi-disant supérieurs. C’est tout bonnement inconcevable. C’est une réalité que nous ne voulons pas connaître, aux implications immenses.
Quand le livre de Thierry Meyssan est sorti, j’ai, comme vous, ri de concert. Je ne l’ai pas lu, et je n’ai d’ailleurs même pas envisagé de l’acheter.
Or, les arguments qui démolissent Loose change ne sont pas valables. Taxer quelqu'un de conspirationniste, d’illuminé, ou de propagandiste sans démontrer qu’il a tord n’est pas faire preuve de lucidité. Il est grand temps pour nous d’enlever nos œillères, et de retrouver un semblant d’esprit critique.
Aussi, je vous invite à regarder ce documentaire, sans a priori, le cerveau en éveil, et à y apporter votre propre jugement.
Parce qu’il est complexe, dense, long, et pas tout à fait complet, j’ai essayé de vous faire une synthèse (non-exhaustive) des faits et arguments que j’ai collectés sur la toile, et qu’il reprend en grande partie.
I. Un bref rappel des faits officiels :
Le 11 septembre 2001 au petit matin, quatre avions de ligne américains sont détournés simultanément par des commandos composés de dix-neuf terroristes islamistes.
- ð Deux Boeing 767 (les vols American Airlines 11 et United Airlines 175) heurtent successivement les tours 1 et 2 (nord et sud) du World Trade Center, à New York. Elles s’écroulent peu de temps après. 2 749 morts.
- ð A 9h38, un Boeing 757 (vol AA77) s'écrase sur une aile du Pentagone.
- ð Un autre Boeing 757 (vol UA93) s'écrase en pleine campagne, non loin de la ville de Pittsburgh en Pennsylvanie, après l'intervention des passagers – dont quelques-uns ont pu appeler leur famille - contre le commando; on présume qu’il se dirigeait vers la Maison Blanche ou vers le Capitole à Washington.
- ð A 17h21, une troisième tour du World Trade Center, la tour 7 (WTC 7) s’effondre à son tour « suite aux dégâts causés par l'effondrement des deux tours du WTC, et de l'incendie qui s'était déclaré ensuite à l'intérieur du bâtiment ».
Les attentats font officiellement 2 986 victimes, dont 236 ne sont pas des ressortissants américains. 80 personnes sont portées disparues. Les victimes se répartissent comme suit :
Au World Trade Center à New York :
- ð 2 595, dont 343 pompiers, dans les tours
- ð 92 passagers du vol 11 d'American Airlines et 65 du vol 175 d'United Airlines
Au Pentagone à Washington :
- ð 125 dans le bâtiment
- ð 64 passagers du vol 77 d'American Airlines
Les 45 passagers du vol 93 d'United Airlines à Shanksville en Pennsylvanie
Le 23 septembre, Condoleezza Rice, au cours d’une conférence de presse, annonce : « Nous avons la preuve irréfutable qu’Oussama Ben Laden et les Talibans sont liés aux attentats du 11 septembre, et nous la diffuserons en temps voulu. »
Le 7 octobre 2001, après des opérations d’infiltration, début de l’opération « Liberté immuable » en Afghanistan pour dénicher Ben Laden et destituer les Talibans.
Le 26 octobre, le USA Patriot Act (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act ) est voté.
Le 20 mars 2003, début des bombardements et des opérations militaires en l’Irak, parce que Saddam Hussein détient des armes de destruction massive, et que, lié à Al Qaïda, il est susceptible de s’en servir contre les Etats-Unis.
Le 22 juilllet 2004, le rapport de la commission 9/11, chargée d’enquêter sur les évènements du 11 septembre, confirme la version officielle sur les attentats du 11 septembre.
II. Une version qui ne tient pas la route
La première série de questions que l’on doit se poser concerne les attaques elles-mêmes et repose sur les images qui ont été filmées et les témoignages et interviews entendus directement après le drame. Elle démolit la cohérence de la thèse officielle soutenue par le gouvernement. C’est la série des « comment ? ».
1. Concernant le vol 77 du Pentagone :
- ð Comment un Boeing 757 s’encastrant dans un bâtiment peut-il n’y faire qu’un trou d’environ 20 mètres de diamètre, ridiculement petit au regard de ses dimensions (38 m d’envergure, 47,3 m de long, 14 m de hauteur ?
- ð Comment le toit du Pentagone a-t-il pu rester intact pendant quelques instants – avant que l’ensemble de la structure extérieure s’effondre - malgré l’impact du choc et la hauteur de l’avion ?
- ð Comment un Boeing 757 peut-il se volatiliser dans une explosion, ne laissant aucune trace derrière lui (ni fuselage, ni moteurs, ni boîtes noires, ni rien d’autre), quand les corps qu’il contenait, ont, selon les autorités « pu être identifiés grâce à leur ADN et à leurs empreintes digitales ».
- ð Comment cette explosion, forcément monstrueuse, a-t-elle pu ne pas endommager l’écran d’ordinateur, le bureau ou le tabouret en bois, ou encore les livres laissés à proximité de l’endroit de l’impact ?
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- ð Comment un pilote débutant a-t-il pu réaliser une prouesse technique, au regard de la trajectoire et de l’angle de percussion de l’avion ? Au mois d’août 2001, Hani Hanjour n’était pas jugé par son centre de formation capable de piloter correctement un petit appareil monomoteur de type Cessna 172.
- ð Comment se fait-il qu’aucun pilote n’ait pu réitérer cette même prouesse sur simulateurs, malgré des dizaines de tentative ?
- [ Pour plus d'information, voir une video, ici ]
2. Concernant le vol 93, écrasé à Pittsburgh :
- ð Même question sur l’explosion qui aurait « dissous » le Boeing, dont il ne restait qu’un tas de morceaux de ferraille non-identifiables, au fond d’un trou encore une fois ridiculement petit.
- ð Comment se fait-il que des passagers aient pu téléphoner à bord d’un Boeing, en altitude et en vitesse de croisière, à une époque où les avions d’United Airlines n’étaient équipés d’aucun relais adéquat ? Chance de succès d’un seul coup de fil à haute altitude : 0,6 %.
3. Concernant les tours 1 et 2 (Nord et Sud) du World Trade Center :
[Basé en partie sur les propos de 911Physics (IP:xxx.x10.72.223) postés le 27 mars 2006 à 05H11 sur Agora Vox , d’après « Why Indeed Did the WTC Buildings Collapse ? » que son auteur le professeur Steven E. Jones du département de physique et d’astronomie de l’université Brigham Young University Provo, UT 84602 (Université de l’Utah) a présenté sous le titre "Molten metal, flowing and in pools, on 9/11/2001" au Snow College de la Utah Academy of Sciences, Ephraim, Utah, le 7 avril 2006. On trouvera le texte intégral de cette communication ici. ]
A propos de l’effondrement :
- ð Les tours sont tombées à la vitesse d’une chute libre, ce que la théorie de l’empilement des étages (pancake theory) ne peut expliquer: la quantité de mouvement apparente est restée constante y compris dans la chute des étages inférieurs, alors même que le poids des étages supérieurs était grandement diminué du fait de leur pulvérisation;
- ð Le bloc de la tour surmontée d’une antenne, composé des étages situés au-dessus de l’impact (et donc au-dessus de la colonne centrale qui se serait affaissée avant les structures horizontales selon la thèse officielle ) part lui aussi en poussière et plus étrange encore, le mouvement de bascule qu’il amorce dans un premier moment se corrige et le bloc revient dans l’axe de la chute avant de rejoindre l’onde de pulvérisation, ce qui est contraire aux lois de la chute des corps. Ajoutons qu’il y a une loi d’entropie qui prévoit que dans une chute non pré-ordonnée, a structure ne tombera pas dans son empreinte au sol mais basculera (comme on le voit dans les séismes naturels)
- ð L’onde de pulvérisation qui "mange" la tour dans sa chute est plus rapide que la vitesse d’une chute libre, c’est à dire que des destructions en aval la précèdent. D’où l’hypothèse logique d’une vague d’explosions qui progresse à une vitesse supérieure à la chute libre des masses. (Sans explosions, les masses inférieures finiraient par bloquer la progression du front de destruction).
- ð C’est l’explosion du kérosène présent dans les réservoirs de l’avion qui est supposé avoir provoqué l’incendie. Or, le kérosène brûle relativement vite. Pour que le feu s’entretienne, il devait se nourrir d’oxygène et des matières inflammables présentes dans la tour : bureaux, ordinateurs, photocopieuses, papier, moquettes. Le noyau du bâtiment, qui soutenait l’ensemble de la structure, ne contenait aucune matière inflammable, à part un peu de moquette. Et l’architecte Aaron Swirsky avait conçu le bâtiment en compartimentant les étages du noyau de façon hermétique. de telle manière qu’un incendie ne puisse pas se répandre le long de sa « colonne vertébrale ».
- ð Pas plus que le kérosène ne peut fondre du métal, le béton ne peut être réduit en poussière impalpable par la seule force des chocs produits dans sa chute. Selon Jeff King, physicien diplômé du MIT et ancien ingénieur en électronique, un nuage de poussière du type de celui qui a envahi les rues de New York ne peut apparaître que dans deux cas en milieu naturel : dans les éruptions volcaniques, et dans les courants de turbidité, le long des failles continentales. Leur point commun est la large quantité de matière dense suspendue dans un fluide. Une chute ne peut en aucun cas pulvériser la matière dense qu’est le béton de cette manière.
A propos des hypothétiques explosions :
[Basé en partie sur les propos de charmord (IP:xxx.x0.87.13) postés le 24 mars 2006 à 14H53 sur Agora Vox ]
- ð D’innombrables témoignages Live font état d’"explosions", d’"explosions secondaires", "secondary devices", "bombs planted in the buildings"
- ð Dans le reportage "eyewitness" tourné en live depuis Hoboken, on entend distinctement plusieurs explosions majeures avant et pendant la chute des tours, sans compter que le résultat de celles-ci (fumées importantes) est visible tant à la base qu’aux étages supérieurs des tours. (A voir ici )
- ð Des personnes ont non seulement entendues les explosions alors qu’ils se trouvaient aux sous-sols des bâtiments ( niveau -1), mais ont été brûlées, quelques secondes avant l’impact de l’avion. (voir le témoignage, ici, d’un dénommé William Rodrigues, dont un collègue était en lambeaux suite à ladite explosion et dont le témoignage fut refusé par la commission d’enquête 9/11)
- ð Ce témoignage semble corroboré par les images du film des frêres Naudet, où l’on voit que le lobby du rez-de-chaussée a été soufflé par une explosion qui ne peut être due au crash d’un avion, 250 à 300 mètres plus haut.
- ð On a enregistré une onde sismique très importante quelques secondes avant la chute de la première tour. Retenons qu’une onde sismique de ce type n’a jamais été enregistrée lors de destructions au-dessus du sol (immeuble de Oklahoma city notamment)
- ð Les explosions entendues et ressenties par les témoins semblent correspondre effectivement à ces pics sismographiques ressentis dans une station d’observations située à 30 km des TT.
- ð Trois mois après l’effondrement des tours, on retrouvait des flaques d’acier fondu, toujours fumantes, dans les sous-sols de Ground Zéro.
4. Concernant la tour 7 du World Trade Center :
- ð Comment une tour dont les structures sont en acier, bâtie selon les techniques les plus modernes, peut-elle s’effondrer subitement suite à un incendie mineure ? C’est une première historique dans l’histoire des Etats-Unis, malgré de nombreux précédents d’incendie dans des gratte-ciels.
- ð Mêmes questions que pour les autres tours concernant la manière et la vitesse d’effondrement.
- ð La théorie de la propagation d’une onde de choc n’est pas valable. Aucune explication n’a jamais été donnée.
Jimmy Walter, un multimillionnaire américain, s’est engagé à verser un millions de dollars à l’expert qui serait capable de démontrer devant un jury de scientifiques, d’ingénieurs et de physiciens, que les deux tours et le bâtiment n°7 du World Trade Center ont pu s’effondrer sans le recours à des explosifs, en se basant sur les images vidéo des effondrements (Voir ici ).Cette offre a été faite en 2005. A ce jour aucun ne s’est proposé.
III. Un faisceau d’indices qui mettent en cause la haute administration américaine
La seconde série de questions est liée à des faits qui se sont déroulés avant, pendant et après le 11 septembre, et qui vont à l’encontre de la thèse Al Qaida. Ils ouvrent des pistes de réflexion, et tendent à démontrer l’implication en amont de Bush et de sa clique. C’est la série des «pourquoi ?».
1. Bien avant le 11 septembre – une petite histoire américaine des coups tordus
- ð Pearl Harbor – déc. 1941. Le gouvernement américain souhaite intervenir en Europe. Roosevelt pond un plan en 8 points pour pousser le Japon à attaquer les Etats-Unis. Entre autres, les japonais devaient tirer les premiers ; Ils devaient croire que leurs codes n’avaient pas été déchiffrés ; La flotte devait être vulnérable ; Les officiers de service devaient avoir les mains liées. Selon un sondage Gallup, la veille de Pearl Harbor, seuls 16 % des américains soutenaient l’entrée dans la guerre des US. Le lendemain, un million d’hommes se portaient volontaires pour combattre.
- [Ils en parlent ici et là ]
- ð Vietnam – août 1964. L’attaque dans le Golfe du Tonkin de deux torpilleurs américains précipite les US dans la guerre du Vietnam, en fournissant à Lyndon Johnson les arguments nécessaires à convaincre le Congrès et le Gouvernement. La Résolution du Golfe du Tonkin est signée. Or les attaques n’ont jamais eu lieu. Ross Perot, membre d’équipage de l’un des torpilleurs, a avoué plus tard qu’ils n’ont pas été agressés, et ont fait semblant de riposter contre des cibles fantômes. 3 millions de vietnamiens et 58 000 américains tués.
- [L'article de Wikipedia]
- ð Cuba - mars 1962. Les Etats-Unis cherchent un prétexte pour envahir Cuba. Selon James Bamford, auteur de « A pretext for War », plusieurs scenarii sont alors envisagés. Ils sont réunis dans un rapport intitulé « Opération Northwoods ». Certains d’entre eux prônent une simulation d’attaques terroristes sur le territoire américain et l’incrimination de Fidel Castro. Un rapport des services secrets américains présente un plan plus complexe. Il s’agit d’emplir un avion de ligne d’agents secrets déguisés en « étudiants » , de médiatiser ce vol et de le faire décoller depuis Miami. Peu après l’avion se pose sur une base secrète. Un autre avion, même modèle mais vide et piloté depuis le sol, décolle de la même base. Quand l’avion survole Cuba, on entend l’enregistrement d’un appel de détresse du genre « au secours, on nous tire dessus ». L’avion explose dans la Mer des Caraïbes quelques minutes plus tard. On peut alors accuser Cuba de la mort de ces étudiants. A la même époque, l’astronaute John Glenn devait partir pour sa première mission dans l’espace. Il avait été décidé qu’en cas d’explosion de la fusée au décollage, on accuserait Cuba de sabotage, à l’aide de preuves fabriquées de toute pièce. Ces projets, après avoir été validés par tout l’état-major américain, échouent sur le bureau du Ministre de la Défense de l’époque, McNamara, qui refuse de les avaliser.
- [ Ils en parlent ici où vous trouvez le texte du memorandum, et là ]
- ð La première guerre d’Irak – 1990. George H. W. Buh veut attaquer l’Irak, dont les Koweitiens ont tendance à lorgner sur les puits de pétrole. L’opinion publique est partagée. La Commission parlementaire entend alors le témoignage d’une jeune Koweitienne de 15 ans qui refuse de donner son nom « par peur des représailles ». Elle raconte qu’elle a vu des soldats irakiens entrer dans des hôpitaux, se saisir des bébés en couveuse, et les laisser agoniser sur le sol. L’opinion publique est révoltée. L’opération « Tempête du désert » peut commencer. 135 000 irakiens sont tués. 1 million d’entre eux, surtout des enfants et des vieillards, meurent en 10 ans suite aux sanctions.
- La chaîne canadienne CBC, dans un reportage d’investigation, révèle que la jeune femme en question était la fille de l’ambassadeur du Koweit à Washington. Elle a appris son texte et répété avec l’agence de communication « Hill & Knowlton ». Il s’agissait de la première phase d’une opération de désinformation à 10 millions de dollars, élaborée conjointement par le Koweit et les Etats-Unis. Il n’y a jamais eu de bébé tué.
- Colin Powell a montré à cette époque des photos satellites montrant 2500 tanks irakiens massés à la frontière saoudienne. Un journaliste du St Petersburg Times a obtenu du gouvernement russe les images satellite en question : on n’y voit aucun tank. Colin Powell lui-même a admis des années plus tard avoir menti, devant un parterre de journalistes.
- ð Premier attentat sur le World Trade Center – 1993. Il a été établi que le FBI avait organisé l’attaque du World Trade Center en 1993. Pour un montant d’un million de dollars, ils avaient engagé un officier de l’armée égyptienne de 43 ans à la retraite, du nom d’Ahmad Salem, et l’avaient fourni, lui et son équipe, en explosifs et en détonateur. Mais Ahmad Salem pensait qu’il s’agissait de faire exploser quelques bombes sans conséquence. Paniqué, il a téléphoné au directeur du FBI à New York et a enregistré sur bande sonore l’ordre lui enjoignant de continuer. Cette bande se trouve aux Archives Nationales. Le FBI a admis les faits. Les medias américains en ont un peu parlé.
- ð « The Project for the New American Century » - sept. 2000. Quand George W Bush a été élu en 2000, il a nommé Dick Cheney Vice-président, Donald Rumsfeld Secrétaire d’Etat, et Paul Wolfowitz Secrétaire adjoint de la défense. Tous avaient déjà servi les administrations Reagan et Bush père. Paul Wolfowitz est tout particulièrement connu comme le cerveau de la branche néo-conservatrice du mouvement républicain. Cela fait des années qu’il ressasse l’idée selon laquelle les Etats-Unis doivent revoir leur engagement dans les lois et traités internationaux et dans les organisations multilatérales comme les Nations Unies. Ses projets de domination militaire américaine apparaissent d’abord durant le mandat de Bush père. En 1992, alors qu’il travaille au Ministère de la Défense, on lui demande d’écrire les grandes lignes d’une nouvelle stratégie de sécurité nationale. Il les rassemble dans un document nommé « defense planning guidance ». Parmi, les éléments controversés de ce qui devait devenir la « Doctrine Wolfovitz », une exhortation à augmenter considérablement le budget militaire américain, à prendre des mesures préventives pour empêcher toute nation hostile de dominer dans n’importe quelle région du monde, et à faire usage de la force, avec ou sans alliés. Cela afin d’éviter l’émergence de tout nouveau rival à la domination américaine, et de sécuriser l’accès aux ressources pétrolières, notamment dans le Golfe Persique.
- En 2000, les néo-conservateurs rédigent un nouveau document. Son titre : « Projet pour un nouveau siècle américain ». Ce document reprend peu ou prou la Doctrine Wolfovitz. Il estime qu’il faut augmenter le budget de la défense à 100 milliards de dollars, refuser aux autres nations le droit d’explorer l’espace, et adopter une politique étrangère plus agressive afin de promouvoir les principes américains dans le monde, et de permettre aux Etats-Unis d’agir de façon préventive où bon lui semble. L’élimination de pays comme l’Irak y figure en bonne position.
- Les plus durs parmi les conservateurs savent cependant que la doctrine est trop radicale pour gagner l’adhésion des Affaires Etrangères, de l’ensemble du parti républicain et du peuple américain.
- Dans la dernière version, datée de septembre 2000, il est dit qu’il est « probable que ce processus de transformation, même s’il amène des changements révolutionnaires, prenne beaucoup de temps, à moins d’un évènement catastrophique et catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor. ». Un an plus tard, le vœu est exaucé.
2. Juste avant le 11 septembre – des « coïncidences » troublantes
Du côté des services secrets et du FBI, la théorie de l’incompétence
- ð En juillet 2001, Ken Williams du FBI de Phoenix, écrit un mémo au quartier général suggérant de mettre en place un programme de surveillance des écoles de pilotage. Cette suggestion est supprimée des documents par une branche radicale du FBI.
- ð En août 2001, le bureau du FBI de Minneapolis interroge Zacarias Moussaoui qui a été arrêté, et dont on dit aujourd’hui qu’il aurait dû être le 20ème pirate de l’air. Un des agents écrit qu’il le suspecte de vouloir détourner un avion pour le lancer sur le World Trade Center. Son enquête est brutalement bloquée. Au QG du FBI, on a déjà eu accès au mémo de Phoenix, mais l’équipe de Minneapolis n’en est pas informée avant le 11 septembre.
- ð En janvier 2001, un agent de Chicago, Robert Wright, a dû clore brutalement une enquête de trois ans qu’il menait sur une cellule terroriste. Trois mois plus tard, il a accusé par écrit le FBI de ne pas chercher à prévenir une attaque terroriste, mais de « se contenter d’organiser des réunions pour savoir qui arrêter quand cela arriverait. » Le FBI l’a empêché de publier le livre de 500 pages qu’il a écrit après le 11 septembre.
- ð Les responsables de ces blocages ont tous été promus et/ou décorés en 2002.
- ð Selon le Figaro du 31 octobre 2001, Ben Laden hospitalisé à Dubai du 4 au 14 juillet 2001, reçoit une visite du représentant local de la CIA. « Selon différentes sources diplomatiques arabes et les services de renseignements français eux-mêmes, des informations très précises ont été communiquées à la CIA concernant des attaques terroristes visant les intérêts américains dans le monde, y compris sur le territoire de l'Union. » Le texte intégral est ici.
Dans le monde des affaires, délits d’initiés ?
-
ð Le 24 juillet
2001, soit six semaines avant le 11 septembre, un business man américain, du nom de Larry Silverstein, qui possédait déjà la tour 7 du WTC, signe un bail de 99 ans pour 3,2 milliards de
dollars sur l’ensemble du complexe. Il prend une assurance pour un montant de 3,55 milliards de dollars couvrant spécifiquement des actes de terrorisme. Après le 11 septembre, il affirme que
l’effondrement des deux tours est le fruit de deux attaques différenciées. Il demande donc 7,1 milliards de dollars. En juin 2004, selon le journal Forbes (ici) , le tribunal de la ville de New York lui donne raison et lui accorde la somme de 4,6 milliards. Plus-value espéré:
1,4 milliards de dollars. Malheureusement pour lui, lLe 6 décembre 2004>, la cour d’appel ne tranche finalement « que » pour 2,4 milliards de dollars.
- Or, selon Nicolas Schirrer (ici), « en faisant quelques recherches sur les finances du World Trade Center on se rend vite compte que tous les analystes et journalistes financiers de New York s'accordaient à dire, depuis 1993 au moins (et l'attentat à la bombe dans le parking du WTC), que le complexe était un échec en terme de rentabilité. Sur le marché ultra compétitif de l'immobilier à Manhattan, le World Trade Center ne dégageait que 200 millions de dollars de revenus à l'année, en 2000. Or au moment de son rachat par Silverstein, le WTC nécessitait quantité de travaux pour remplacer les matériaux qui se révélaient être dangereux pour la santé, des travaux évalués à au moins 200 millions de dollars, eux aussi. » C’est ce qu’explique très bien Business Week dans un article (ici) daté du 5 octobre 2001.
- La semaine précédent les évènements, les mouvements boursiers d’options de vente des entreprises American Airlines, United Airlines, et Boeing connaissent des pics sans précédent, quatre fois supérieurs à la moyenne. Le 6 septembre, 3150 options de vente sont placées sur la compagnie United Airlines. Le 10 septembre, 27294 options de vente sont placées sur Boeing, et 4516 sur American Airlines, soit respectivement plus de 5 et 11 fois leur moyenne quotidienne. Le rapport d’enquête de la commission 9/11 stipule que « les détenteurs de ces actions n’ayant aucun lien avec Al Qaïda, il ne peut s’agir de délits d’initiés ».
Au World Trade Center, on vide les lieux à plusieurs reprises
- ð Le week-end d’avant le 11 septembre, il y a eu des pannes de courant inhabituelles.
- ð La semaine précédent le 11 septembre, plusieurs exercices d’évacuation se sont déroulés.
- ð Les chiens renifleurs d’explosifs ont été retirés du WTC le 9 septembre.
Sur la scène politique, des prémonitions ?
- ð 10 septembre. Le journal Newsweek rapporte qu’un certain nombre de hauts gradés du Pentagone annulent leur plan de vol pour le jour suivant.
- ð Le maire de San Francisco, Willie Brown, reçoit un appel de Condoleezza Rice l’avertissant de ne pas prendre l’avion le lendemain matin.
Ailleurs dans le monde, ça tombe bien
- ð Selon CBS news (ici), le 10 septembre, au Pakistan, dans un hôpital militaire, tous les urologues sont remplacés par une équipe spéciale dont le rôle est de s’occuper d’un invité d’honneur, Oussama Ben Laden.
- ð Le même jour, le commandant Massoud, chef de guerre indépendant et leader de l’opposition afghane, est assassiné. C’est Hamid Karzai, ancien vice-président d’Halliburton, la compagnie pétrolière de Dick Cheney, qui le remplacera à la tête du gouvernement afghan, après la fuite des talibans.




