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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 11:28

Source : Les Echos, 20/08/07

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

PAUL MOLGA
Par OneShot - Publié dans : Vertitude
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /Juil /2007 14:26

A part le plastique, ils ont peut-être tout bon.

PAMPELUNE (AFP) - Plusieurs centaines de militants anti-corrida ont défilé, dévêtus et portant des cornes de plastique, jeudi à Pampelune (nord de l'Espagne) pour protester contre le sort des taureaux durant les célèbres fêtes de la San Fermin.

Ces fêtes taurines, qui démarrent vendredi et durent un peu plus d'une semaine (jusqu'au 14 juillet), sont surtout célèbres pour les lâchers de taureaux matinaux ("encierros") dans les vieilles rues de cette ville, capitale de la Navarre.

"Des personnes en provenance de plus de 30 pays, seulement vêtues de cornes en plastique et de foulards rouges se sont réunies à Pampelune pour défendre les taureaux", a expliqué l'association de défense des animaux PETA, organisatrice de ce rendez-vous dans un communiqué.

"La vérité toute nue: la corrida c'est cruel", pouvait-on lire sur une des banderoles déployées par des militants de PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) qui ont défilé dans les rues de Pampelune en sous-vêtements.

Les fêtes de San Fermin attirent chaque année, en juillet, des milliers de touristes, dont de nombreux étrangers, notamment des Anglo-saxons. Les lâchers de taureaux ("encierros"), pendant lesquels les habitants de la région et les touristes les plus audacieux s'efforcent de courir au plus près des bêtes, ont fait 14 morts depuis 1911. Les taureaux qui courent dans les "encierros" du matin, sont ensuite utilisés le soir, pour des corridas dans les arènes de la ville, où ils sont mis à mort.

Par OneShot - Publié dans : 1001 idées - Révolution pacifiste
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 10:53

 Des nouvelles...  

Les dernières nouvelles remontent au 26 mars 2007 : Des inspecteurs de la Police de Ratanpuri ont retrouvé Bamjan méditant dans un fossé, dans la jungle.
Pour en savoir plus, en anglais,
wikipedia.

Les dernières images de Ram Bahadur Bamjan sur youtube (LCI, 26 décembre 2006).

 

Par OneShot - Publié dans : Mémos d'outre-monde
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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /Juil /2007 13:36

 Comment l'ordre divin règne en Iran...

TEHERAN, 3 juil 2007 (AFP) - Une féministe iranienne a été condamnée au fouet et à presque trois ans de prison pour avoir participé à une manifestation en 2006 contre des lois jugées "discriminatoires" envers les femmes, a rapporté l'agence de presse Ilna mardi.
Delaram Ali a été condamnée à 10 coups de fouet et à une peine de deux ans et dix mois pour "participation à un rassemblement illégal", "propagande contre le système" et "perturbation de l'ordre public", a dit son avocate Nasrine Sotoudeh, citée par l'agence.
Delaram Ali avait été interpellée en juin 2006 avec 70 personnes lors d'une manifestation à Téhéran pour l'égalité entre les sexes, qui avait été brutalement dispersée par la police.
(...)
D'autres participantes à la manifestation ont été condamnées à des peines de prison plus légères. Cinq organisatrices de la manifestation ont écopé de trois ans de prison mais avec un sursis pour la plus grande partie de cette peine.
En mars dernier, environ 30 activistes pour la défense des droits des femmes ont été interpellées lors d'une manifestation de soutien aux cinq organisatrices, qui se tenait devant le tribunal révolutionnaire où elles étaient jugées.
Toutes ces activistes participent à une campagne en faveur d'une pétition rassemblant un "million de signatures" en vue d'obtenir un changement des lois afin qu'elles garantissent l'égalité entre femmes et hommes.

N'oubliez pas quand vous irez voir le merveilleux Persepolis de Marjane Satrapi.


Par OneShot - Publié dans : Mémos d'outre-monde
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